Mercredi 9 mai 2012 3 09 /05 /Mai /2012 08:07

La gauche va avoir la main mise sur tous les leviers du pouvoir  (Assemblée Nationale, Sénat, Régions, Départements, communes). Une chance pour mettre en œuvre sa vision de la France et du « Changement maintenant » mais c’est aussi un risque car la conquête du pouvoir ne se confond pas avec l’exercice du pouvoir. Hollande est élu avec un écart  mince qu’il faut en plus pondérer avec des réalités de poids, le vote blanc qui compte près de 2 millions de personnes qui ne lui ont pas fait confiance. Hollande se retrouve donc avec 40% des électeurs contre 60% contre si on prend en compte le vote blanc. En 2007, le poids du vote blanc était moindre.

Le changement, et maintenant ?

Le fidèle Faouzi Lamdaoui, que deviendra « son aide de camps », Quelle place lui a-t-il réservé ?

 Président de toutes les différences, comment peut-il rassembler les français s’il prône et acte pour une France où les citoyens seraient différents ? J’ai bien compris que ce double langage  a pour intérêt de laisser ses auditeurs entendre la promesse qui  lui sied bien. Le droit à la différence fût la marque des années Tonton et il nous en redonne une couche. A force d’être différents, les français « de fraîche date » dont je fais parti, le regard des  français «  de souche » à notre égard se portera sur le FN. Je sais que l’Assimilation est une vielle recette de notre République, elle a fonctionné avec des populations de culture judéo-chrétienne mais face à l’Islam, la gauche a toujours porté un voile sur ces questions en laissant le soin au FN de se saisir de ces questions. Avec les crispations des années 80 autour de la crise, du chômage  et du mal être des banlieues, Tonton le flingueur avait donné au petit groupuscule d’extrême droite les moyens de faire monter la flamme du FN.

Rappelons que l’affaire du voile à l’école avait débuté en 1990 sous Mitterrand. D’un simple bout de chiffon dans une ville de grande banlieue, Creil, la France se trouva par le prisme des Médias envahit par une horde de Sarrazin. Il ne fût pas étonnant de voir un Jean-Martel Le Pen l’étendard de la Pucelle  à la main, de promettre aux pauvres « gaulois » que sa solution finale serait de bouté hors de France les islamistes « embarbés ».  Le mal est fait et le « bouc émissaire » a un visage, il est musulman, arabe ou immigrés, il est différent et il est là pour durer tant qu’il permettra de diviser la droite qui s’est refusé de faire alliance avec le FN. Oui, le 6 mai 2012 ressemble tristement au 6 mai 1981 car il préfigure les malheurs d’hier tant Hollande se sent l’héritier de Mitterrand. Ce ne sont pas des débats du passé que je remets au goût du jour mais bien les alertes pour éviter les drames de demain.  « Le changement, c’est maintenant », beau slogan pour celui qui marche sur les pas d’une mémoire d’outre tombe.

La polémique des drapeaux à la Bastille est le signe que Hollande ne sera pas le président qui rassemblera les français, bien au contraire.

 

 La question du FN et de la droite mérite un éclaircissement au-delà de la dictature de la pensée unique. Avec la gauche, on atteint le point de Godwin rapidement. Je précise que le point de Godwin est le moment dans une discussion où l’adversaire qualifie son opposant de fasciste sitôt qu’il est à court d’argument.  A Colombes, nous avons Alexis Bachelay, c’est lui qui remplit ce rôle pour le compte du PS local. Il le fait si bien qu’il a eu le droit d’aller se faire les dents pour les législatives  de 2012 contre un député  communiste en place bénéficiant d’une circonscription largement voué à la cause du Front de Gauche.

Donc, le PS peut faire alliance avec les communistes et même accepter les voix de l’extrême gauche  mais la droite doit faire sans les voix du FN. La règle du jeu est fixée par les donneurs de leçon plein de Vertu et sans reproche : Le FN est un parti Légal mais non Républicain du fait de son idéologie. Il y a des contre sens moult fois répétés qui deviennent des Vérités si tant est que ces Vérités soient relayées par leurs médias. Un parti légal qui reçoit les moyens de relayer ses opinions grâce aux contribuables est un parti Républicain. Le FN est un parti Républicain car il est soumis comme n’importe quel parti par le code électoral. Et les français qui vote FN, ne sont pas des hors la loi, des parias ou autres, ce sont des citoyens français qui attendent des réponses que les partis autoproclamés « Républicains » tardent à donner depuis plus de 30 ans sur la crise, le chômage, l’identité française, l’immigration, l’insécurité ou la mondialisation. Il n’y a rien de condamnable LEGALEMENT concernant l’idéologie frontiste, autrement  ce parti aurait été dissout depuis longtemps. Le FN reçoit de l’argent du contribuable en fonction des ses résultats électoraux. Jean-Marie Le Pen, lui, en tant que personne s’est exposé aux foudres de la justice républicaine et il en a payé le prix, pas assez fort à mon goût. Le FN est sans doute un parti sans issu politique car ses idées ne sont pas partagées par la droite classique qui ne pardonne pas à Jean-Marie ses tangentes antisémites. Mais qu’en sera –t-il pour Marine ?

C’est une femme qui ne porte pas en elle l’antisémitisme d’une autre époque mais je vois en elle une islamophobie que certains faits divers alimentent la source de ses arguments politiques au point de la consacrer Troisième « Homme », la femme est bien l’avenir de l’homme. Elle a repris le corpus idéologique du MNR de Bruno Mégret. Celui-là même qui avait tenté une aventure personnelle et moins provocatrice. Je ne dis pas que c’est mieux, mais c’est moins pire. Mégret hier c’est Marine aujourd’hui, une tentative de dédiabolisation du FN. La vraie question est : pourquoi faire ? On peut se demander si Marine n’a pas vu trop grande en tentant un holdup  sur l’UMP en draguant la droite populaire. Car elle aurait pu, elle aurait dû appeler à voter Sarkozy et par la suite négocier un accord sur un programme commun des droites car il peut y avoir des points de convergences, très peu mais il y en a forcément. Ainsi de la même que le PS de 1971 et son programme commun avec le PCF, chacun a pu y trouver un intérêt et les communistes se sont adoucis et les socialistes se sont libéralisés. Pour le bien du pays, il eut été intéressant de permettre une transformation pour le faire entrer durablement dans le giron « Républicain » même si je n’aime pas cette formule.

Comment la droite peut-elle se comporter vis-à-vis de cette nouvelle figure à droite ?

Les vieux de l’UMP diront NON car ils craignent les démons d’hier. Pourtant, la faucille et le marteau n’ont jamais coupé la moindre tête, la lutte des classes et la dictature du prolétariat n’ont jamais été appliquées comme nous l’avait promis la droite de 1981.

 

L’audit sur les comptes de l’Etat, Normal pour un président normal de demander si il n’y a pas de surprise mais il nous fera le coup de tout mettre sur le dos de la droite alors que le président de la cour des comptes est de gauche, preuve qu’il était bien informé de la situation. Mais je suis convaincu qu’il n’y aura pas de grosse surprise tant il avait l’air de bien connaître les chiffres pendant le débat.

 

Sarkozy devenu un mec normal, c’est sans doute sa manière de partir en laissant une bonne image de lui. Il est habile car en effet, il laissera une assez bonne image de lui si la gauche ne parvient pas à redresser la barre malgré tous les leviers du pouvoir et à cause de toutes les promesses et les espoirs suscités.  En politique, le temps est bonne conseillère tant la mémoire est courte. Jospin avait annoncé trop vite son départ, il n’est jamais revenu. VGE a voulu remonter en selle, ce fût pitoyable. Il y a enfin l’exemple du Général de Gaulle que Sarkozy semble suivre, la traversée du désert est un temps  propice pour prendre de la hauteur. C’est sans doute ce que cherche Sarkozy en vue de revenir en 2017.

 

Et à Colombes, la gauche locale est aux anges tant elle a craint pour son propre avenir. Elle placarde sur tous les panneaux électoraux que la victoire d’Hollande et son score à Colombes sont des preuves que les colombiens approuvent la politique municipale. Ils tentent de se rassurer en marquant par écrits ce qu’ils savent déjà, en 2014, ils seront remplacés par une équipe nouvelle, « A Colombes, le changement c’est en 2014 ». Alexis Bachelay ne deviendra pas député car avec moins de talent que notre Philou local, je ne vois pas comment il pourrait réussir là où son chef a échoué. 

Par Beribeche Ahmed - Publié dans : politique - Communauté : COLOMBES
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Jeudi 3 mai 2012 4 03 /05 /Mai /2012 19:36

Notre Prince-Président n’a pas tenu ses promesses concernant plusieurs points et notamment en matière de sécurité. Il a eu une façon très maladroite de se comporter en désacralisant la fonction présidentielle, il a fait entrer par la fenêtre le traité européen alors que les français avaient dit non en 2005, il a réintégré l’OTAN. Mais il a aussi fait des réformes que les socialistes ne remettront pas en cause, il a fait face à la crise et éviter que l’on sombre comme les pays du sud de l’Europe. Oui, Merkel est le moteur de la nouvelle Europe mais la France et l’Allemagne roule dans un tandem où chacun prend le guidon à tour de rôle. Aujourd’hui ce sont les allemands et hier c’était nous.

Je ne voterai pas Sarkozy par adhésion mais pour nous éviter cette gauche au pouvoir. Pourquoi ?

      Les excuses à venir :

La crise est là et elle sera l’excuse des socialistes pour expliquer pourquoi ils ne pourront pas appliquer leur généreux programme, plein de consensus tant la gauche est plurielle.

Hollande nous dira qu’il doit faire face à la mauvaise gestion de la crise par Sarkozy, et on aura la rigueur. Il faut se souvenir de l’espoir suscité en 1981 par Mitterrand et le tournant de la rigueur dès 1983 avec un certain Delors.

Société, éducation et Liberté :

L’Education de nos enfants, c’est l’avenir. Sa mesure phare : « la création de 60 000 postes dans l’Education Nationale ». Tous le monde pense à première vue qu’il y aura plus de profs devant nos élèves. Or, il n’y aura pas que de profs mais des infirmières, des assistants d’éducation, des encadrants, des psychologues, des assistantes sociales,….

Or, ce n’est pas de cela dont les élèves ont besoin. Ils ont besoin de vivre dans une société qui leur donne des repères et la famille doit jouer son rôle. Il faudrait donc redonner les moyens aux familles de retrouver une main mise sur l’éducation de leur enfant. Et l’Etat peut jouer un rôle important en se plaçant comme arbitre au nom de l’intérêt général et particulièrement celui des enfants contre ceux qui prônent et qui imposent leur Liberté en oubliant un principe élémentaire du vivre ensemble : « La Liberté s’arrête là où commence celle d’autrui ». Comment cela se fait-il que nos enfants soient autant soumis à la violence, à la pornographie et au monde de l’image médiatique ou virtuelle.

Les enseignants sont face à des enfants en souffrance à cause de la famille en miette : divorce, monoparentalité, chômage et désir de s’affranchir du groupe pour ne voir que son nombril. En un mot, l’individu a pris le pas sur l’intérêt général. Que propose Hollande pour rectifier cette tendance ?  Le mariage gay, l’adoption pour les homos, et demain, le cannabis peut être ? Je ne suis pas homophobe mais je suis surtout pour la famille avec un papa et une maman.

Immigration :

Je suis fils d’immigrés et j’ai vu croître le FN à cause de choix d’un machiavel de la politique française, Mitterrand. Il a fait monter le FN en intégrant de la proportionnelle afin d’affaiblir la droite et il a encouragé SOS Racisme ce qui a eu pour effet de transformer des français excédés en électeur du FN et ainsi la question de l’immigration a fait les choux gras du couple FN-PS, l’un avait accès à la tribune et l’autre profita des triangulaires lorsque le FN se maintenait au dépend de la droite. Et Hollande dans tout cela, il a été la petite main de SOS Racisme en leur apportant ses compétences de jeunes énarques et l’envoyé de Mitterrand.

La victoire du PS signera la fin de l’UMP et la France souffrira d’une droite divisée qui profitera au FN. On le verra aux législatives lorsqu’il y aura des triangulaires qui feront gagner la gauche comme par le passé. Alors, je ne doute pas du vote Hollande par les électeurs du FN qui ont bien compris, d’après l’analyse de Marine, que leur intérêt  est de voir la gauche aux affaires en espérant que la France sombre. Voter Hollande, c’est conforter la hausse du FN d’autant qu’il envoie un signe à ce parti en parlant de proportionnelle comme jadis Tonton le fît pour faire monter Jean-Marie.  Je ne pardonnerai jamais l’instrumentalisation de l’immigration par la gauche en se cachant derrière de bons sentiments  paravent d’une réalité tout autre. Qui a fait entrer la diversité au gouvernement ? Qui a supprimé la double peine ? Qui a imposé l’idéologie du droit à la différence sans mesurer les conséquences (communautarisme, zones de non droit et panne de l’ascenseur social) ?

 

      L’indépendance énergétique :

 Le nucléaire est un élément de l’identité française qui « n’a pas de pétrole » mais du jus et pas trop cher. Remettre en question cela est une faute alors que le prix du pétrole et du gaz ne font que monter. Bien sûr qu’il faut s’assurer de sécuriser cette industrie afin de ne pas vivre un Tchernobyl ou un Fukushima. Mais il en est de même pour toutes les activités humaines. Dès lors que l’on s’affranchit de la nature on se risque à connaître des catastrophes, la question est de savoir mesurer les bénéfices. On nous vend du solaire ou du vent, mais cela se  fait en dégradant nos paysages. Nos auto lib’, nos e-solex, notre lumière et notre chauffage dépendent de la fée électrique. Enfin, le pouvoir d’achat des français est tendu, payer plus cher la facture d’électricité est irresponsable.

La politique étrangère :

 « Quand c’est flou, c’est qu’il y a un loup ». Je n’ai aucune vision de sa politique étrangère. Suivra-t-il la tradition gaullienne d’une voix de la France et une politique arabe de la France ou sera-t-il silencieux vis-à-vis d’Israël et  son non respect des résolutions de l’ONU en faveur des palestiniens ? Je rappelle que c’est la gauche qui est allé en Irak en 1991 et en Afghanistan en 2001. Par contre, la droite  a dit NON pour aller en Irak en 2003. Que fera Hollande concernant l’Iran, un ami d’hier ?

L’homme :

 Hollande nie avoir dit qu’il n’aimait pas les riches et il qualifié les riches ceux qui gagnent plus de 4000€. Il oublie de dire qu’il était soumis à l’ISF en 2007. Il est convaincu de détenir la Vérité et qu’il va réussir à faire face aux crises qui sont devant nous. Il confond l’inconscience et le l’insouciance. Il a feint de ne pas voir cette nouvelle France qui est en dehors de la communauté française tant l’identité d’origine est  prépondérant. Or le communautarisme est une gangrène qui va à l’encontre des principes de la République.

Hollande a une posture de président mais pas la stature et ce sont ses amis du PS qui l’ont dit au moment de la primaire socialiste.

Enfin, le PS aurait pu avoir UNE FEMME président en 2007, il lui a savonné la planche et aujourd’hui les malheurs de DSK lui profitent. Et si cela, ce n’est pas de l’opportunisme !

Les éléphants roses :

 Ils ont démontré leurs qualités  et surtout leurs incompétences au pouvoir. Il faut penser qu’ils seront de retours tels des pachydermes  entrant dans la crise en porcelaine : Aubry, Fabius,  Lang, Emmanuelli, Royal,…. et les éléphanteaux, Valls, Peillon, Bartelonne, Dray, …

 

 « Entre la peste et le choléra », je choisis la peste car le choléra, on y échappe pas, par contre la peste, on peut avoir une chance de s’en sortir. J’ai voté Bayrou parce qu’il prônait un discours de responsabilité vis-à-vis de la dette et des dépenses publique et il avait une vision juste des difficultés des enseignants, les artisans de la France de demain.

Bayrou choisit Hollande, tant mieux, je ne suis pas du Modem.

Par Beribeche Ahmed
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Mercredi 25 avril 2012 3 25 /04 /Avr /2012 11:20

Les résultats bruts indiquent une large victoire du PS. Victoire en suspend car notre Prince-président n’est pas arrivé en tête du premier tour. Seulement, la victoire finale est plus importante que la victoire d’étape et mathématiquement parlant, rien n’est joué.

La grande déception est l’échec de Bayrou, il n’a pas démérité mais sa stratégie l’a conduit à une impasse, les français sont conditionnés à voter en fonction d’une traditionnelle bipolarité de la vie politique. Sans doute que le souvenir des rois et des empereurs français est encore inscrit dans l’esprit révolutionnaire de notre peuple : la volonté de tourné le dos à un système politique qui entretenait division et injustice conjugué à une volonté de couper des têtes.  La démocratie étant comme l’a si bien défini Churchill le moins mauvais des régimes politiques. Pourtant, l’élection du président en France ne s’est pas totalement coupée de la pratique millénaire du roi élu et aujourd’hui c’est la tête de Sarkozy que les français de gauche et d'extême droite veulent voir au bout d’un pique nique douille les socialistes nous prennent pour des andouilles. Depuis 1981, la gauche et la droite pratiquent avec une certaine politesse l’alternance en nous vendant du CHANGEMENT (au PS) ou de la RUPTURE (à l’UMP) à la sauce INSTRUMENTALISATION  du FN. Chevènement avait tenté de dépasser le clivage droite-gauche sans succès car il est vrai que les réponses sont ni à droite, ni à gauche mais autour d’un homme providentiel comme ce fût le cas dans notre histoire avec Clovis, Charlemagne, Henri IV, Louis XIV, Napoléon ou de Gaulle. Actuellement, personne ne s’est présenté à la porte de la maison France avec les épaules assez larges et sans doute que la situation n’est pas assez catastrophique pour que les français réclament un héros.

Les français ont entendu le discours de VERITE de la part de Bayrou mais ils ont choisi de rester sourd  car il y a une forme de peur qui les conduit à être lâches et à ne pas affronter les dangers qui seront là au lendemain du 6 mai. Pourquoi ?  Ils espèrent tels des enfants qu’on les rassure,  qu’on les protège.  La gauche a fait campagne autour du thème du bouclier social, on oublie de dire aux français que le pays n’a plus les moyens de protéger : dettes et faillite de l’Etat. Hollande mènera une politique d’austérité lorsqu’il sera confronté aux agences de notation et aux créanciers. L’Europe libérale a été voulue par la droite et la gauche pour notre plus grand malheur.  

Sarkozy a mené une campagne autour du thème du « moi j’ai l’expérience, moi j’ai sauvé l’Europe, moi je saurai faire face à la crise mais vous aurez la rigueur». Il a échoué dans sa politique de rétablir la sécurité dans le pays. Les électeurs de Marine ne lui ont pas pardonné alors qu’ils avaient à son discours en 2007, lui le premier flic de France. On annonce la montée du FN alors qu’il a retrouvé ses électeurs d’avant 2007. Il y a certes une progression mais celle-ci est du fait de la crise. La carte du FN correspond aux régions exposées aux immigrés clandestins, les zones frontalières. L’ouest est moins touché par la vague bleu Marine. A Colombes, le FN n’explose pas les scores ce qui laisse penser que la menace n’est pas si grande.

Le vote FN fera les bons lendemains de la gauche avec les traditionnelles triangulaires du temps du « Tonton » le flingueur de l’Elysée. Le vote FN existe malgré les accusations de la gauche contre l’UMPS qu’elle accuse de courir  après l’extrême droite. Il faut croire que Sarkozy n’a pas réussi sa prouesse de 2007 lorsqu’il avait siphonné Jean-Marie. En 2012, il était face à une Jean-Marine Le Pen en fin de campagne et les français, soucieux de l’avenir du pays sur certains thèmes traité comme tabous par l’UMPS, ont préféré l’original à la copie. La refondation de la droite est une aubaine pour la gauche car elle se fera sous l’égide de la division si Sarkozy devait perdre. 10 ans sans être au pouvoir, sans occupé les postes clés avec tous les avantages de la fonction, c’est long d’avoir joué les rôles de Barons au sein des collectivités locales. Si la gauche gagne, elle aura une lourde responsabilité : majoritaires dans les villes, départements, régions, sénat et bientôt à l’assemblée nationale et à la présidence.  Or face aux réalités mondiales, la gauche risque de nous embarquer dans une future guerre en Iran avec toutes les conséquences. Je rappelle que c’est sous la gauche que nous sommes allés en Irak en 1991, en Afghanistan en 2001, par contre Chirac nous a évité le second désastre irakien et Sarkozy a habilement agit en Libye, qu’en sera-t-il de l’Iran ?

Hollande a utilisé les vielles ficelles de la gauche : viser et compter sur l’anti-sarkozysme primaire des français. C’est une stratégie qui a marché car on a entendu ici et là des propositions pour une gouvernance nouvelle, un style nouveau de l’exercice du pouvoir. Aux naïfs en tout genre, je tiens à rappeler que le dernier locataire socialiste de l’Elysée s’est comporté comme un véritable monarque, lui qui avait pourtant critiqué la Vème République du général. Il y a malheureusement, la conquête du pouvoir et l’exercice du pouvoir. Sarkozy n’est pas pire que ses prédécesseurs et Hollande n’est pas de Gaulle, il fera comme les autres une fois dans sa tour d’ivoire. A Colombes, on a eu le même phénomène, notre Philou local a fait une excellente campagne autour d’un rejet de Gouéta. Aujourd’hui, le rêve est retombé pour certains colombiens et notre maire utilise la crise et l’Etat pour expliquer les difficultés à mettre en œuvre sa politique. Hollande fera la même chose, il dira que le gouvernement Fillon a laissé le pays dans un sale état et qu’il est handicapé par les dossiers « toxiques » de Sarkozy.

Les français et les colombiens ont été sensible au vote utile et malgré cela l’adhésion à l’UMPS est relative. L’UMPS récolte près de 60% des suffrages et  ce n’est pas assez pour crier victoire. Le vote FN est nécessaire aux deux candidats du second tour et l’immigration est encore la variable d’ajustement de la politique française, merci Mitterrand, par delà les ténèbres, ton spectre est encore présent, toi qui  a fait entrer l’extrême droite dans le jeu politique et Hollande, digne successeur reparle d’injecter de la proportionnelle aux législatives.  Hollande relance l’idée machiavélique de Tonton à propos du droit de vote des étrangers, il a l’intention de céder à la tentation de Faust alors que Mitterrand ne l’a pas fait.  Les étrangers n’ont pas besoin de voter, ils ont besoin d’être respectés, si c’est une question d’impôts, on peut leur octroyer une réduction d’impôt au titre de ne pas être français. 

 

Pour répondre à la question du vote pour le second tour: Ce sera l'abstention ou Sarkozy.

Par Beribeche Ahmed
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Mardi 17 avril 2012 2 17 /04 /Avr /2012 14:38

Chaque homme a une part d’ombre qui lui arrive de mettre en lumière à l’occasion d’une baisse de vigilance. L’image de nos hommes politiques est l’affaire des conseillers en communication. Ils nous façonnent une histoire personnelle et font d’un banal François Hollande un prétendant à la présidence à coup de buzz médiatiquement bien orchestré autour de son régime. Un régime qui doit symboliser aussi bien le changement pour cet homme politique sans aspérité politique mais aussi un changement pour les français qui connaîtront l’austérité même avec Hollande.

L’image des hommes politiques est calculée et contrôlée au point où l’on ne connaît que ce qu’on nous donne à voir chez chacun. Que penser alors de François Hollande qui « serre chaleureusement la main de Philippe Poutou devant les caméras de l’émission Des paroles et des actes » » et quatre jours plus tard ignore le même Poutou lorsqu’ils sont à trois mètres l’un de l’autre à France Info ». Il est vrai qu’il n’y avait pas de caméra à ce moment puisqu’il s’agit d’une radio, pas vu pas pris en flagrant délit d’impolitesse. Comment croire à son discours et à ses promesses dans ses conditions.

A 5 jours du premier tour, le vote Hollande n’est pas évident car il y a Mélanchon. Il incarne le changement au point où la droite et la gauche imitent ses meetings en plein air. Il est le changement car il propose un changement de cap face à ceux qui nous traitent comme des gueux. Il redonne envie d’être de gauche tant il a un pouvoir d’indignation qui subjugue les foules. Cependant, je crains qu’il ne sert qu’à rabattre des électeurs pour le second tour au profit d’Hollande là où les français qui ont dit NON en 2005 attendent autre chose. Il aura eu le mérite de faire renaître le PCF en dépit du sens de l’histoire, belle performance. Alors, le changement ce serait Marine ? Sans doute pour tous les cocus du sarkozisme et elle pourrait recréer la surprise de 2002 mais cette fois-ci au détriment de la droite ou de la gauche ?

Il reste l’énigme Bayrou, c’était son élection, l’occasion de se placer au-dessus des partis dans l’intérêt de la France, lui qui aurait pu prendre de la hauteur à la façon de Gaulle. Il a échoué car distribué les bons et mauvais points était une étape, il en a fait un projet politique. Il aurait du proposer un programme présidentiel où il se serait posé en arbitre entre la droite et la gauche car les solutions sont dans les deux camps.

Enfin, vous l’aurez compris, je ne voterai pas Hollande dimanche prochain mais il reste assez de candidats pour manifester mon mécontentement à l’égard de la classe politique.

 

Par Beribeche Ahmed
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Samedi 7 avril 2012 6 07 /04 /Avr /2012 10:18
  • Philippe Sarre, maire de Colombes, président du comité de soutien FH 92
  • Robert Badinter, ancien Garde des Sceaux, ancien sénateur des Hauts-de-Seine, Président d'honneur du Comité de soutien
  • Jacques Blandin, conseiller municipal, mandataire départemental FH92
  • Jean-André Lasserre, conseiller général, directeur de campagne FH92
  • Pascal Buchet, maire de Fontenay-aux-Roses, conseiller général, premier secrétaire fédéral du parti socialiste
  • Philippe Kaltenbach, sénateur des Hauts-de-Seine, maire de Clamart
  • Sébastien Pietrasanta, maire d'Asnières-sur-Seine, conseiller régional
  • Gilles Catoire, maire de Clichy-la-Garenne, conseiller général
  • Roberto Romero, vice-président du Conseill régional
  • Aurore Gillmann, conseillère régionale
  • Roxana Maracineanu, conseillère régionale
  • Benoît Marquaille, conseiller régional
  • Judith Shan, conseillère régionale
  • Luc Berard de Malavas, conseiller général, adjoint au maire d'Asnières-sur-Seine
  • Martine Gouriet, conseillère générale
  • Guy Janvier, conseiller général
  • Bernard Lucas, conseiller général

 

Une belle liste de notables (maire, sénateur, conseiller général,…) qui ne cache pas une réalité criante en 2012. Pas un Mohamed, pas une Fatima, ni même un Boubacar ou bien une Fatouma. POURQUOI ? 

Il y a bien les discours en direction de la diversité, les slogans contre le FN et le racisme en France et il y a les faits.

Faut-il croire qu’aucun Mohamed ne soit capable d’incarner le PS au plus haut niveau de la politique? On me dira qu’il y a un Lamdaoui qui a trouvé les bonnes grâces de François Hollande mais il est à Argenteuil. Autre exemple d’arbuste qui était censé donné bonne conscience aux socialistes, Malek Boutih qu’on a envoyé au charbon en Charente aux législatives de 2007 alors qu’on offrait la Seine St Denis à Elisabeth Guigou. Dans les Hauts de Seine le P.S donne des leçons de moral contre la droite concernant les logements sociaux. Mais « au lieu de regarder la paille dans l’œil du voisin, il ferait mieux de regarder la poutre dans le sien. ».

Après ça, le Mohamed et la Fatima peuvent toujours soutenir les socialistes des Hauts de Seine qui les considérent comme des citoyens à part et à l’écart de cette liste de prestigieux notables. Car dans le même ils sont nombreux ces français issus de la diversité figurant dans les rangs de seconde classe des signataires. Même du P.S 92, Raffarin aurait pu dire qu'il y a une France d’en haut et une France d’en bas des cités des la cave de l’immeuble,….

Par Beribeche Ahmed
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Mercredi 4 avril 2012 3 04 /04 /Avr /2012 11:30

Tu es parti trop tôt mais tu es parti en nous laissant le souvenir d’un battant. Oui, Fayçal, tu étais grand mais pas seulement par la taille. On aurait pu te surnommer « Akbar » tant ta vie et ton courage furent un exemple pour les gens qui t’ont connu. Tu t’es battu contre cette « putain » de « saloperie » de maladie car tu étais un battant. Même les grands meurent un jour et ce fût ton tour dans la nuit de vendredi à samedi. Repose en paix, je ne suis pas triste pour toi car je suis convaincu que Dieu t’a gardé une place, je suis triste pour ta famille et tes proches car tu es parti trop jeune à 36 ans.

Je t’ai connu lorsque tu débutais en tant qu’animateur. Je me souviens de ton souci pour éduquer les enfants avec amour et rigueur car tu savais l’importance de l’Education dans la formation d’une personne. Tu  regrettais de na pas avoir fait d’études car adulte tu comprenais l’importance d’avoir des diplômes. C’est pourquoi, avec les enfants, tu voulais qu’ils apprennent les règles de la vie en société tout en passant un bon mercredi. Tu avais les capacités pour devenir un bon directeur de centre de loisirs car tu savais que travailler auprès d’enfants, c’était préparer l’avenir. Tu n’auras pas eu d’enfants mais ton esprit et tes valeurs de courage, de droiture sont sans doute dans la tête des marmots qui t’ont croisé. Je me souviens des discussions où tu regrettais que la Mairie ne te faisait pas assez confiance et qu’on ne proposait pas de poste à la hauteur de tes compétences. Ils ont eu tord car dans son combat contre la maladie, la confiance en soi est primordiale, ne pas lui avoir donné sa chance fût un poids pour lui alors qu’il aurait besoin de soutien.

Un battant, j’ai joué avec un guerrier dans notre club de quartier l’A.S Grèves. Tu as fait du foot au LSOC  et chacun doit se souvenir de ton engagement sur le terrain. Tu as fini ta carrière à l’AS Grèves et on attendait tous ton retour. Tu aimais porter le numéro 10, tu râlais car tu voulais gagner et dans la difficulté tu nous entrainais dans ta rage.

Aujourd’hui, le club est orphelin à nouveau et ton départ nous rappelle celui de Chérif. Nous sommes mal en point dans notre championnat et ton absence y est pour quelque chose. Mais nous avons le devoir de nous ressaisir en souvenir de esprit de gagnant. Enfin, j’espère que les politiques en mairie ne profiteront pas de ton décès pour se faire mousser car c’est vivant qu’l aurait eu besoin d’ne aide de la mairie, en tant qu’enfant de Colombes. Fayçal n’était pas français, il était né au Bled, il ne voulait pas le devenir, par contre il était colombien bien plus qu’un colombien de naissance.

Paix à son âme.

Par Beribeche Ahmed
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Lundi 19 mars 2012 1 19 /03 /Mars /2012 22:28

Les trois parachutistes de Toulouse tués étaient d'origine maghrébine, un quatrième blessé d'origine antillaise. Les victimes tuées ou blessées devant le collège-lycée de lundi sont juives.

Ce tueur fou boulverse tous nos repères mais certains voient ce qu'ils ont envie de voir: un crime antisémite pour lundi 19 mars mais rien pour Montauban à propos des militaires.
 En cette période électorale, il est dangereux de jouer avec les peurs alors que l'enquête est en cours. Alexis Bacheley a des infos qu'il pourrait aider les enquêteur puisqu'il affirme, en dépit de toute prudence, que l'odieux crime du lundi 19 mars est le fait d'un antisémite.
Il lance comme un hameçon à la mer un appât qui fût une bonne recette de la gauche: la peur de l'antisémitisme. Ce qui me gêne, c'est que le terrorisme islamique est aussi qualifié d'obédiance antisémite, pour Al Quaïda, Israël est une cible. Cela met les adèptes de l'Islam dans une position difficile alors même qu'on peut être antisémite sans être musulman, il suffit d'être nazi. On a pas besoin de semer le trouble à moins de vouloir tirer un bénéfice.
On a pas le droit de surfer sur le malheur des autres et je trouve indécent de dire sur un blog qu'on part pour Toulouse et non pour Montauban. Alexis a-t-il pris parti pour une partie des français en fonction de leur religion. Je ne le souhaite pas car cet antillais et ces français d'origine maghrébine ont autant de valeur que ces pauvres familles juives de Toulouse dont je ne peux pas trouver les mots pour les réconforter tant le crime est inpensable. Mais notre Alexis local, tel un super héros va réussir à panser les souffrances. Il ne faudrait pas confondre candidature à la députation et être député.
Par Beribeche Ahmed
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Samedi 17 mars 2012 6 17 /03 /Mars /2012 19:21

Avant tout, je tiens à manifester toute ma tristesse à propos du décès de notre Doudoux local. Il avait le mérite  de s'être engagé en politique depuis plusieurs années envers et contre tous. Il avait des idées que je ne partageais pas toujours mais il étais ouvert au dialogue et à la "disputation". Je l'ai connu à l'époque des centre de loisirs lorsqu'ils nous fournissait en matériel, Doudoux étaient notre Père Noël tant on attendait nos commandes pour faire nos activités avec les enfants. Espérons que son combat sera repris par une nouvelle voix. Toutes mes pensées vont aussi à sa familles et tout particulièrement à  Brigitte.

 

Un clivage national à gauche qui se décline aussi au niveau local à travers cette polémique à propos de la fermeture des centres de vacances de la ville de Colombes. Je n'aurai pas écrit sur le sujet si il n'y avait pas eu le démentellement du SMJ, des études à propos du complexe sportif du parc de l'île marante. 

Depuis que notre Philou local a pris les commandes de la ville, il n'a eu de cesse de faire du passé table rase. Il a remplacé un monument, notre Péponne locale, le dit nommé Dominique Frelaut. Ne voulant pas marcher sur les traces de son prédéceseur, il tenta une OPA en 2007 pour ravir aux communistes la députation. C'est pourquoi, un esprit mal placé ou bien éclairé ( cela dépend du côté où l'on se place) pourrait imaginer à tord ou à raison que notre Philou veut détruire l'oeuvre social des communistes.

Le SMJ avait beaucoup de défauts mais il avait le mérite d'exister et de proposer une offre social à la jeunesse des cités.Mais notre Doudoux n'aura pas su trouver le Truc pour répondre aux besoins d'une jeunesse au prise avec l'argent facile et à la déferlante internet. 

Le sport est la marque de fabrique de Colombes, ville Olympique, ville du foot et rugby, on a vu les résultats.

Le parc de l'île marante propose un complexe sportif municipal qui a fait l'honneur et la gloire de la ville. Il suffit de citer un autre Philou local qui brillat grâce à la patinoire de Colombes, à la gloire du sport version pays de l'est.

Alors quand j'entends parler de la fermeture des centres de vacances, je dit NON. Même si beaucoup de colombiens n'ont pas connu les colos du château de la Brosse, de Matmale, de Sainte marie sur mer ou bien le chalet Le télé à Saint François, il y en a plus d'un qui ont profité de cette oeuvre sociale destinée aux plus démunis. Privatiser, ça côute moins cher mais c'est vendre son âme. 

Il y a bien un clivage entre la gauche ( front de gauche ) et le PS . Il y a ceux qui se battent pour dire NON en 2005 contre l'Europe des marchés et il y a ceux qui votent OUI avec Sarkozy pour faire entrer le traité constitutionnel par la fenêtre là où le peuple de gauche à dit NON en le mettant à la porte.

Les communistes de Colombes ont bien raison de réagir car le peuple souffre et il a besoin de savoir qu'on se bat pour lui. Et Mélanchon est dans son rôle même si ses propositions sont audacieuses. Il a du panache et donne envie d'être à gauche. Le PS a trop mangé dans la tambouille de la "Réal politik", fort de la sociale-démocratie, ils pensent que le peuple s'intéresse aux questions de société là où le Front de gauche se bat pour l'emploi et le pouvoir d'achat ou bien pour le logement comme à Colombes.

Il y a bien un clivage et un choix à faire. La tentation du vote utile est une erreur car les primaires en France c'est le premier tour de l'élection présidentielle. Il faut voter pour celui qui a des idées, à gauche c'est Mélanchon, au centre c'est Bayrou. Et à droite c'est Le Pen, je ne partage pas ses idées mais c'est toute la classe politique qui est responsable de son ascension. L'UMPS a gouverné le pays et on en est là. Je ne parle pas des verts car ils ont fait l'erreur d'envoyer Eva Joly plutôt de Cécile Dufflot. 

Par Beribeche Ahmed
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Samedi 11 février 2012 6 11 /02 /Fév /2012 17:56

 

Avant tout, je tiens à rappeler ma présence dans l’un des conseils de quartier de la ville depuis 2008. C’est donc après une longue expérience de démocratie locale façon « mairie de gauche » que je décide de ne plus participer aux réunions. Pour tout avouer, j’ai voulu être présent afin de me faire une opinion « vu de l’intérieur ». Lors de la campagne des municipales la gauche unie avait mis en avant sa volonté de faire vivre la démocratie locale comme si celle-ci avait été accaparée par un tyran. L’équipe Sarre reprenait des exemples clés qui montraient le peu de concertation avec la population de la part de Madame Gouéta à propos de questions comme le 11 rue Jules Michelet, le relogement des habitants de l’île Marante ou bien de l’avenir de la M.J.C.

S’appuyant sur la défiance de la population, ils ont repris un concept de Ségolène Royal de 2007 : la Démocratie participative. A l’échelle d’une commune, l’expression la plus visible de cette idée, ce sont bien les conseils de quartier. Cependant, à droite aussi on a été  capable de les mettre en place. Seulement il y a une différence entre mettre en place les choses et les faire vivre.

C’est pourquoi je reprendrais à mon compte les critiques d’un élu P.S de l’opposition d’une ville voisine de droite. Ce qu’il dit vaut pour Colombes, preuve que ces conseils de quartiers sont bien des usines à gaz.

1.« Un conseil de quartier, c’est un espace institué de discussion et de relations permanent ».

Sur ce point, on peut dire que les réunions sont assez régulières et permettent d’être en relation avec les élus, lorsqu’ils viennent. A ce propos, Lionnel Rainfray est trop souvent absent et cela pose un véritable problème en termes de représentativité du conseil municipal. Seuls les élus de la majorité sont présents au conseil de quartier dont je dépends. Il n’y a pas donc de contradiction, pire, lorsque je me suis aventuré à proposer des critiques de l’action de la municipalité, la réunion tourne assez rapidement à l’explication de texte des élus de la majorité qui sont soucieux de ne pas laisser les esprits dans le doute. Cela pose le problème de la présence des élus au sein des conseils, on ne peut pas me faire croire que leur présence soit indispensable. Par contre, je ne suis pas contre leur présence pour présenter, expliquer ponctuellement les objectifs d’un projet comme c’est le cas lorsqu’l s’agit de discuter de problème de stationnement, des ordures,…

Je le redis à nouveau, ma conception de la démocratie locale, c’est d’utiliser les conseils de quartier comme un « Sénat local » sans pouvoir mais qui émet un avis.

2.« Un conseil de quartier, c’est un espace de négociation entre élus et habitants. »

La place des habitants est définie de telle sorte que les habitants ne peuvent rien négocier car ils n’ont aucun pouvoir. C’est le « koztoujours ». Il est vrai qu’une négociation impliquerait deux partis ayant le même poids.

3.« Un conseil de quartier, c’est un espace de construction de la décision politique »

En d’autres termes, il dit que les conseils de quartier n’ont d’intérêt que s’ils ont un poids sur la politique de la ville. Or à Colombes, l’ouverture démocratique n’est pas aussi large que le préconise leur collègues d’à côté. Les conseils n’ont pas vocation à peser sur la politique de la ville, une fois de plus, mon idée de Sénat local a du sens.

4.« Un conseil de quartier est un espace d’information. »

Sur ce point, je dois féliciter le travail des agents municipaux qui effectuent très bien leur mission.

5.« Un conseil de quartier est un espace d’éducation et d’apprentissage. »

Je ne partage pas cette idée même si je dois reconnaître que la ville permet aux membres des conseils de quartier de bénéficier de stage de formation pour connaître le fonctionnement d’une commune. Pour ma part, je considère que c’est le devoir de tout citoyen de savoir les rouages de notre système politique, preuve que notre démocratie va mal.

6.« Un conseil de quartier, c’est un espace de médiation entre les habitants. »

Notre élu socialiste terminerait par un point pertinent s’il se posait la question car par expérience, je dois avouer que cet espace n’est certainement pas le meilleur endroit pour confronter les susceptibilités et les querelles de bout de trottoir. Et pourtant, j’ai l’impression que les membres tendent à défendre leur propre intérêt ce qui dénature la fonction même de ces conseils.

 

Je pense que ces conseils n’ont aucun intérêt car le conseil municipal a vocation première de représenter les habitants et l’opposition. De plus, les réunions de concertation engagées par la ville dans le cadre du PDC, du PLU, du tramway, de l’Agenda 21, ce sont autant d’éléments qui ont fait de ces conseils de quartier une « coquille vide ». La légitimité de ces conseils a été mise à mal par le recours direct et naturel à la population à travers ces réunions publiques auxquelles la population a massivement participé.

Sur le papier, la population est consultée, il y a un élu maire adjoint, des employés municipaux et quelques journaux et blogs qui vivotent. Ce sont tout de même des moyens jetés par la fenêtre pour faire plaisir à des alliés politiques, par temps de crise économique, cela fait aussi désordre que d’aller bouffer au Fouquet’s. C’est ça aussi la « gauche caviar ».

Par Beribeche Ahmed
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Mercredi 8 février 2012 3 08 /02 /Fév /2012 10:56

 

Entre l’antisarkozysme primaire et l’aveuglement de la droite qui détruit notre outil pour l’avenir, l’Education Nationale, il y a un candidat qui peut présenter une alternative et non une alternance : François Beyrouth. Dans un contexte de libanisation de la politique française, il est le seul à pouvoir proposer une politique qui ne soit pas le souk. La droite et la gauche n’ont pas fait ce qu’il fallait lorsqu’elles étaient au pouvoir (cela dure depuis 1981, lorsqu’un autre François a pris le pouvoir u soir de mai). Je ne suis pas centriste et encore moins européen puisque je suis chevènementiste. Pourtant, même si Bayrou semble être loin de mes considérations politiques, il faut bien choisir le « moins pire ». La France a été gouvernée au temps de VGE par un centriste qui avait laissé à la gauche des comptes publics relativement en équilibres. Il n’est pas le Messie mais Bayrou n’est pas plus ridicule que les deux prétendants et leur famille politique qui nous ont plongés dans ce marasme. Pourquoi le PS et l’UMP feraient-ils demain ce qu’ils n’ont pas fait hier ? Je sais que ce propos est celui du FN ou du Front de gauche, mais la question n’en est pas moins légitime. Alors oui, Bayrou a le mérite de pouvoir représenter un vote sanction, un vote ras le bol, un vote extrémiste mais extrémiste du centre et donc au cœur de la République. De plus, il est le seul à avoir un discours lucide sur la situation des enseignants. Il a été un bon ministre et ses programmes scolaires de 1995 ont laissé un bon souvenir. Il sait que la société demande trop aux profs et il veut redonner à cette noble vocation la place qu’elle mérite. Victor Hugo disait à peu près cela : à chaque fois que l’on construit une école, o détruit une prison. L’Ecole ne doit plus être le point de crispation de notre société mais un outil pour l’avenir. Sarkozy veut détruire cet outil, Hollande répond en termes de moyens supplémentaires. Mais n’oublions pas les propos de Ségolène Royal en 2007 lorsqu’elle fustigeait honteusement les profs en disant qu’ils n’en faisaient pas assez. Les derniers mots de Bayrou vis-à-vis des profs méritent qu’on lui donne sa chance.

Je respecte le vote Front de gauche car je pense que les électeurs de gauche auraient intérêt à faire gagner leurs idées grâce à la voix d’un Mélenchon plutôt que d’espérer que la gauche « caviar » du PS daigne s’intéresser aux classes populaires car une fois l’élection en poche, les promesses n’engagent que ceux qui les reçoivent. Je comprends le vote FN car il y a des inquiétudes auxquelles les politiques n’ont pas su répondre depuis 30 ans et la crise arrive à point nommé, si bien que le FN a deux bâtons pour se faire entendre des classes populaires désabusées et délaissées par le PS et trompées par les promesses de l’UMP qui n’ont pas été capable de lui redonner de l’espoir. Au contraire, en signant les traités européens, ils ont participé au déclin du pays en livrant la France aux mains des ultras libres échangistes pour participer au jeu inégal de la mondialisation, cela via les traités européens et les accords de l’OMC. Le FN garde son discours vis-à-vis de l’immigration et la droite court après au lieu de proposer un discours ferme et républicain. De l’autre côté, l’angélisme et la pensée droit-de-l’hommiste sont loin des réalités de ce que certains vivent au quotidien.

Quelques mots à propos des verts, ils ont manqué de courage en n’envoyant pas Cécile Dufflot, ils paieront cher ce non-choix car Eva Joly n’a pas la stature et ne représente pas les verts mais Europe Ecologie, et chez les écolos ça fait la différence. Les écolos apparaissent comme ne voulant pas participer à la présidentielle et je le comprends, c’est contraire à leur conception de l’exercice du pouvoir. Il aurait dû ne pas envoyer de candidat.

Votez utile, vote sanction, vote ras le bol, vote humaniste mais votez.

 

Par Beribeche Ahmed
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