Mercredi 19 octobre 2011
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Le T2 et le quartier de la marine sont des projets qui ont été lancé par l’ancienne
municipalité. La nouvelle équipe est en train de gérer les dossiers en y apportant leur touche cosmétique et personnelle. Je ne m’attacherais pas à relever ici et là les détails qui font
que la nouvelle municipalité pourra apposer la mention « c’est nous qui l’avons fait ». Comme à mon habitude, je préfère voir le verre à moitié vide, pas que je sois pessimiste
bien au contraire je suis plutôt de nature réaliste. Le quartier des 4 chemins a fait l’objet d’une attention toute particulière de la part de Denis Butaye. Il a profité des dernières
élections cantonales pour développer la vision qu’il avait de ce quartier qu’il ne fréquente sans doute pas. On l’a accusé à tord de faire le jeu du FN alors qu’il ne faisait que marcher
sur les plates-bandes de Lionnel Rainfray. Il obtiendra tout de même plus de 7% et ce détail mérite que l’on s’y attarde d’autant qu’il vient d’annoncer son retour à l’UMP, un retour au bercail
après s’être frotter au suffrage universel.
Pourquoi 7% des électeurs du canton ont-ils partagé sa vision et ses analyses
concernant le quartier où je fais mon marché, où je fais mes courses et où je vais à la bibliothèque,…… A l’époque, je disais que ce serait mentir ou être aveugle que de dénoncer son constat et
les 7 % d’électeurs se sont retrouvés dans cette description des problèmes de ce quartier. Je lui avais par contre reproché de présenter les choses comme si les habitants s’étaient
organisés eux-mêmes pour vivre de manière communautariste avec leurs boucheries halal, leur banque, leur librairie islamique,….. Ces populations vivent ainsi car ce sont les politiques de droite
et de gauche qui ont conduit à cette situation de « ghetto ». Frelaut a eu la bonne âme de reloger des populations qui vivaient dans les bidonvilles de Nanterre et des côtes d’Auty à la
fin de années 60 et début 70. Par contre, au début des années 80, lorsque le Paris de Chirac ou bien le Levallois de Balkany se sont débarrassées de leur population « à faible valeur
imposable », des villes de gauche comme Colombes se sont senties dans l’obligation de les accueillir. Cette gauche a eu tord d’accepter ces populations en escomptant recueillir plus
tard le fruit de leur bonne action à travers les bulletins de vote des enfants issus de l’immigration. Cela a fonctionné un temps, et je me souviens de mon père me demandant de voter communiste
car ils nous protègeraient. Aujourd’hui, on en est là. Le quartier des 4 chemins est un territoire « Mosaïque » qui doit faire plaisir à notre Philou local. Oser vanter son côté
cosmopolitain, c’est ne pas se préoccuper de ces français de souche qui ont le sentiment de ne plus vivre en France. J’entends déjà les « gauchistes » en tout genre faire l’éloge d’une
France qui change et qui montrent de nouveaux visages. Seulement, la France « d’en haut » reste monochrome car l’égalité est un leurre. Et la gauche a une grande responsabilité car elle
n’a pas mis en pratique ses actes avec ses discours. La commémoration du 17 octobre 1961 est une entreprise de communication pour 2012. En 1981, le tonton flingueur de l’Elysée aurait pu faire
quelque chose pour les 20 ans, quelque chose en réponse à la « marche des beurs ». RIEN n’a été fait et j’en veux pour preuve la crise de notre société française qui n’arrive plus à
intégrer les citoyens venus d’ailleurs. Les raisons ne sont ni sociales ou économiques. La crise n’explique pas tout. Il y a eu manifestement une volonté de se constituer d’utiliser la question
immigration à des fins politiques. SOS racisme avec sa devise « Touche pas à mon pote » en sont les marques visibles d’une main mise de la gauche pour dérouter la droite avec un
FN instrumentalisé à bon escient sous couvert de bons sentiments.
Car je tiens à rappeler au peuple de gauche que le combat politique à gauche est
tourné en direction des travailleurs, des ouvriers, des employés contre l’oppression du patronat. Le but ultime des syndicats comme des partis politiques de gauche est de lutter pour un monde
meilleur pour les classes moyennes et ouvrières contre des patrons qui n’ont de cessent parfois de regarder que leur portefeuille. La lutte des classes chère à Marx a de sens que si l’on se
bat pour une meilleure répartition des richesses entre le capital et le travail. Aujourd’hui on retrouve ce combat à la gauche du PS avec le Front de gauche, le PS a abandonné cet idéal au profit
d’un combat pour une société plus juste. C’est différent de défendre des idées humanistes (l’égalité entre français et étrangers, le mariage gay, l’écologie, l’égalité hommes-femmes,…..) autant
de sujets qui méritent d’être défendus mais qui ne devraient pas faire parti des priorités d’un parti de gauche. La lutte des classes est le crédo de l’idéologie à gauche. Et il est important que
la lutte reprenne car des combats naîtront des avancées pour le peuple. Cependant certains au PS montrent bien qu’ils ne sont pas loin de Bayrou. La tentation du centre est une
stratégie et l’immigré est son otage. Libérons les immigrés de cette prise d’otage politique qui dure depuis plus de 30 ans. Il y a tant de sujets qui intéressent les français.
Alors, quand j’entends les beaux discours qui promettent un changement dans ce
quartier avec l’arrivée du tramway et de l’éco-quartier de la marine, j’invite les bonnes âmes à aller du côté de la ville de Saint Denis pour voir comment l’arrivée du tramway T1 a été vendue et
les réalités. Le T1 n’a pas effacé les vrais problèmes. Je ne crois pas à la magie des urbanistes pour résoudre les problèmes dont ils sont à l’origine. L’aménagement du territoire au début des
années 80 s’est concrétisé par la réalisation des logements le long du boulevard CDG, la place Aragon et le Leclerc plus tard. Si les objectifs étaient louables, créer un habitat à la mesure des
hommes, fonctionnel avec des jardins intérieur, la SEMCO n’a pas su remplir ces logements en respectant des équilibres sociaux et ethniques. Les classes moyennes ont fuit ces logements et la
concentration des populations fragiles et à problème a fait le reste. C'est-à-dire la cristallisation d’un ghetto. Les responsables ne sont pas les populations qui habitent ces lieux mais ceux
qui gèrent l’attribution des logements et qui ne respectent l’importance de la mixité sociale.
Les nouveaux logements comprendront au moins 20% de logements sociaux, c’est bien
mais que fait-on pour les cités où le mal est fait. Madame Gouéta a détruit des barres, Frelaut celle de Paul Bert, deux initiatives qui ont pris la mesure du problème. Notre Philou local n’a pas
pris la mesure des difficultés de notre ville, pire en pleine campagne municipale, il annonce remettre en question la destruction du 11 rue Jules Michelet. Il y a là un clivage qui dépasse le
traditionnel gauche-droite. C’est une question de posture politique, il y a des hommes ou des femmes qui font des choix politiques et qui les assument, et ceux qui font de la
politique.
Je crains les déceptions à l’encontre du projet d’aménagement des 4 chemins car même si l’architecture peut participer au
bien être et au bien vivre, ce sont les relations humaines qui priment, le vivre ensemble. Or comment peut-on vivre bien à côté de quelqu’un avec qui on ne partage rien. Colombes est une colombe
qui a du plomb dans l’aile, le nord et le sud ne battent pas la même mesure.
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