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Suite à la réunion organisée par Monsieur le Maire, en présence du Commissaire de Police et du Directeur de la Sécurité, qui présentait aux conseils de quartier la politique municipale en matière de sécurité, j’ai été agréablement surpris d’entendre que les chiffres de la délinquance avaient tendance à baisser depuis un an. Par contre, le sentiment d’insécurité est toujours là. Chacun y est allé de son témoignage de proximité, même le maire et Mr Frager, c’est dire à quel point cette réunion s’est déroulée dans un climat détendu. J’ai posé la question qui concerne Colombes depuis quelques années, le trafique de drogue et les conséquences sur la jeunesse qui tombe dans ce monde sans retour de l’argent facile. Lucide et sans baguette magique, le maire m’a répondu très honnêtement mais avec beaucoup de conviction sur sa volonté de tout mettre en œuvre pour combattre ce fléau, ce qui faisait plaisir à entendre, il a affirmé que l’Etat devait jouer son rôle et cessez de reporter sur les collectivités locales le poids de certaines dispositions régaliennes. Je le rejoins totalement sur ce point car, comme chacun sait, La Garenne Colombes a plus de policiers que Colombes avec moins de population. Il y a là un combat que Mr Rainfray pourrait mener conjointement avec le maire, un combat
Je voulais juste rappeler quelques incompréhensions à propos de la communication du maire sur la politique de sécurité pour une ville de 80 000 habitants qu’il entendait mener en mars 2008. En effet, la promesse de campagne portait sur le désarment de la police municipale et sur une réflexion-audit à propos du maintien de la vidéo-(protection ou surveillance).De plus, le maire a pris directement en charge les questions de sécurité en conservant la délégation. C’est un choix qui l’implique encore plus. Tout cela a donné l’impression à certains que la gauche au pouvoir signifiait laxisme et moindre vigilance en matière de sécurité. Même si le maire se défend d’avoir voulu cela, il apprendra que la communication c’est la pédagogie du politique. Oui, ce n’est pas faux de dire que des comportements et des incivilités ont nourri ce sentiment d’insécurité même si encore une fois je me réjouis des bons chiffres sur la sécurité dans notre ville. C’est pourquoi le débat de la sécurité est exploité, à outrance, par l’opposition UMP-Butaye. Jospin a perdu par naïveté en n’écoutant pas son ministre de l’intérieur, J.P. Chevènement, qui voyait juste. Gouéta a perdu à cause des 30% de hausse d’impôt. Les électeurs peuvent se crisper sur ces impressions. C’est pourquoi il était intéressant de voir le maire faire une mise au point et affirmer sa volonté de faire de Colombes une ville sûre. Ainsi, il répond au mot d’ordre du Collectif B qui pose la question de la sécurité comme un point évident pour que la démocratie fonctionne.
Pourtant la droite ne cesse pas d’exploiter les faits divers en faisant croire que Colombes est à feu et à sang. Il n’y a qu’à lire leur dernier billet pour se rendre compte à quel point il apporte une caricature là où un débat serait utile. Le carnaval tropical fût selon les jeunes pop l’occasion de voir un maire incapable de garantir la sécurité des colombiens. Je ne souhaite pas apporter spécialement un soutien au maire mais un peu de lucidité pour le débat.
La fête et son lot de violence, du temps de la Rome antique, il y avait les jeux et la barbarie dans l'arène. Le carnaval est par principe même l'occasion de débordement, de renversement des codes sociaux quelque soit le pays où il a lieu. Je ne comprends donc pas le procès d'intention que l'on fait au maire à propos de son incapacité à faire maintenir l'ordre en pareil occasion. Les bals du 14 juillet donneront les mêmes résultats et ne crions pas au loup alors qu'il n'y est pas.
Je regrette que l'on parle plus des incidents en marge de cette festive manifestation qui a ravi les colombiens. A qui profite cette polémique? Je ne crois pas que l'UMP en sortira grandi car les procès d'intention ou les procès à tout va c'est d'un autre temps, celui des goulags ou des camps de concentration.
Cependant, je dois bien reconnaître que la volonté du maire à empêcher Rama de s'exprimer en pareil occasion est surprenante et même nuisible à son image d’homme politique qui affirme vouloir respecter l’opposition. On se demande ce qu'il craint d'elle sachant qu'il est plutôt bien apprécié des colombiens. Il devrait utiliser Rama comme moyen de s'élever au niveau National, il devrait même coopérer avec elle à propos de l'avenir du stade, du manque de policiers à Colombes en la mettant face à ses responsabilités en tant qu'élue locale et ministre des sports.
Rama vise la place de l'ex-maire d'Asnières, c'est le canton sud, jusque là elle ne marche pas sur les terres du grand nord. Et 2014 sera fonction de 2012. Philippe ne connaît pas la force de la philosophie au judo: utiliser la force de son adversaire pour la retourner à son avantage. Beau combat en perspective.
Je ne comprends plus rien à la politique. Je lis les jeunes pop faire l'éloge de la politique communiste du temps de Frelaut. Car il s'agit bien de cela à lire notre cher Rachid. Il nous fait le coup du Cabrel nostalgique: «avant c'était mieux". Il oublie simplement qu'avant c'était le PCF. D'ailleurs, c'est même étonnant que Madame Gouéta n'ait pas supprimé les antennes jeunesse. La politique, c'est compliqué.
Alors Rachid, tu ferais mieux de remercier notre Philippe Sarre d'éclaircir les choses, il fait table rase d'un passé qui n'est pas le sien. En supprimant ces antennes, il ne fait que mettre en œuvre sa politique de la jeunesse. Il est donc cohérent par rapport à ses engagements. A ce propos, la non suppression après 7 années de Gouéta montre à quel point elle n'avait pas de politique de la jeunesse au point de maintenir ce qu'elle était censée devoir remettre en question.
Philippe change la donne, le changement a du bon. Ne jouons pas les Cassandre, jugeons le projet lui-même. Comme Marie-Lise, je regrette le manque de concertation car les jeunes ont besoin d'être associés, les parents (contribuables) aussi.
Le SMJ était l'organe des communistes tandis que Philipe Sarre s’est servi du service des 12/15 ans comme l'outil à la solde de la propagande socialiste. J'en connais un rayon car j'ai mis en place l'aide aux devoirs, pierre angulaire du service 12/15. Les problèmes de la jeunesse concernent cette tranche d'âge et Philippe avait vu juste en insufflant cette idée. J'espère que le maire prendra la peine et le temps de l'écoute avant de nous pondre un projet clé en main.
Je livre donc mon Post Scriptum en guise d'article.
P.S( post scriptum et non Philippe Sarre ou Parti socialiste): je trouve regrettable que vos n'ayez pas su attirer les dealers de shitt, cela prouve combien j'avais raison, vous prechez en terre
conquise. Les jeunes présents ne sont pas ceux qui posent problème, ils ont besoin d'être aider et c'est bien de votre part de vouloir le faire. C'est bien car le mérite doit être
récompensé.Et que faites-vous pour les jeunes hors du droit chemin? Même la répression n'est pas appliquée pour éradiquer cette délinquance. Pas de prévention, pas de repression.
Pour conclure, je vous renvoie au numéro 1917( la révolution Bolchevik) du Point, on y apprend que des boîtes recrutent:
Auchan:6500 CDI
Casinno: 1500 personnes
Deloitte: 800 personnes
RATP: 2500 à 3000 personnes ( contrôleurs de gestion,conducteurs de bus, dessinateurs)
SNCF: 7000 personnes
Würth: 150
EDF: 3000 ingénieurs
Areva: 12000 ingénieurs, techniciens
Sephora: 500
Team log Groupe Open: 400
Neurones( c'est pas une blague): 900
SGS: 500
Pages-jaunes: 250
Suez: 8000
BNP: 3000
Société Générale: 4000 et 900 jeunes en alternance
HSBC:700 dont 30ù de jeunes diplômés
Crédit du nord: 1000
Barclays: 110
Crédit agricole: 4000, 2000 jeunes en alternance et 7000 stages
Et tout cela en lisant, sans organiser quoique ce soit ............
Désireux de respecter mon engagement à écrire sur le thème de la jeunesse et l'emploi, je proposerai, à travers cet article, une ébauche de réflexion pour nourrir le débat stérile et polémique sur le blog des jeunes UMP.
Conscient que la solution miracle ne sortira pas de la cuisse de Jupiter, je me contenterai de faire un inventaire à la Prévert :
Réponse 1 :
Travailler à réduire les inégalités sociales et culturelles car les jeunes concernés sont souvent des personnes dont l'école de la république n'a pas pu, faute de moyens, combler des lacunes handicapantes pour faire un parcours scolaire long. Il s'agit donc de veiller à ce que chaque enfant qui entre à l'école dès 3 ans soit en mesure pendant les 3 années de maternelle, de bénéficier d'une aide spécifique pour acquérir les bases afin de faire une bonne primaire : langage, familiarisation au monde de l'écrit logique, motricité fine, éveil, sport. En d'autres termes, l'idée serait d'apporter à chacun d'entre eux ce que les familles sont censées faire. Cela peut passer par la mise en place de jardins d'enfants avant dès deux ans (l'école avant l'école).
Réponse 2 :
Revoir le projet ZEP. Les enfants fréquentant ces écoles souffrent d'une double peine, ils ont des enseignants peu expérimentés et des problèmes scolaires graves. Il faudrait obliger les enseignants qui ont de la bouteille à donner 5 ans minimums pour aider les jeunes à mieux appréhender certaines problématiques.
Réponse 3 :
S'agissant des enfants issus d'une double culture, il est impératif d'aider à une meilleure connaissance de la culture du pays d'accueil, en l'occurrence de la culture française. Il ne suffit pas d'être intelligent, il faut, pour s'intégrer dans la société française, avoir reçu les clefs des codes sociaux.
Pour cela, une refonte des objectifs des intervenants périscolaires est à mettre en place de sorte que les activités destinées aux enfants soient orientées vers une ouverture sur la culture du pays d'accueil. Par exemple, dans le cadre des centres de loisirs, on poussera vers une multiplication des échanges entre les centres relevant des quartiers difficiles et ceux des quartiers dit « plus favorisés » afin de créer des passerelles et des liens.
Réponse 3 :
L'adolescence est un âge à haut risque, il faut donc prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger les jeunes face à la tentation de l'argent facile. Pour cela, le premier pas dans la délinquance doit être le départ d'un processus visant à écarter le jeune de son milieu d'origine. Parallèlement, il est primordial de faire en sorte que l'économie souterraine soit plus sévèrement réprimée afin de réduire au maximum les perspectives de gain, faire en sorte que le crime ne paie pas ou mal.
Réponse 4 :
S'attaquer aux ravages du monde multimédia et virtuel. Les jeux vidéo, Internet et la télévision ont fait plus de ravage dans le cerveaux de nos enfants que la tuberculose. Les jeunes ont un rapport à la réalité tronqué par les images d'un monde de la vraisemblance.
Les médias ne peuvent plus s'en remettre à la liberté de la presse pour se défendre des conséquences des images qui circulent sans contrôlent. Ils doivent, tout en conservant cette liberté, nourrir une réflexion en interne sur les conséquences sur la société. La liberté des uns s'arrête là où commence celle de nos enfants.
Réponse 5 :
Accepter que la réussite ne passe pas par une catégorie d'emplois. Il n'y a pas de sous métiers. A chacun son mérite, à chacun sa place, on peut être un heureux boulanger et un triste chirurgien. L'ascension sociale est parfois l'affaire de plusieurs générations sans qu'il s'agisse d'injustice sociale. Mon grand père était paysan, mon père éboueur, je suis instituteur. A travers cet exemple, je défends l'idée d'une ascension sociale mesurée et réaliste. Que chaque jeune mesure la pierre qu'il doit porter pour poursuivre le mouvement, ce poids ne doit pas être trop lourd : « tu seras docteur mon fils... »
Il y aurait tant à dire mais j'ai souhaité me concentrer sur les questions de pré requis à la réussite, fondements sans lesquels on ne bâtit rien de solide.
Ne pouvant pas laisser de commentaires chez Butaye, censure ou problème technique, je commence à avoir l’habitude, après les jeunes UMP. C’est ça la pensée unique. Je tiens absolument à répondre à la question posée par Denis .
Qui fût le premier flic de France entre 2002 et 2007? C'est donc lui contre qui il faut se retourner à propos du manque de policiers à Colombes. C'est lui qui a mis fin à l'idée d'un certain Chevènement, la police de proximité. A l’époque, il enragea contre des gentils flics qui faisaient un match de foot pour renouer le contact avec les jeunes par le biais du sport.
Non, Denis tu te trompes de cible et Bayrou ne s'en prend pas aux socialistes mais à Nicolas Sarkozy. C'est lui qui n'a pas donné les moyens d'avoir une police efficace, en nombre qui fait son boulot sans craindre de se faire taper sur les doigts à la moindre bousculade lors d'une interpellation.
Je ne suis pas le défenseur de Philippe Sarre, Alexis s'en charge, je défends mon opinion. Si la vidéo-protection est en service, je le redis, le maire a fait le bon choix. Il a fait un choix qui va dans le bon sens car sans les caméras, la ville serait effectivement laissée à l'abandon. Maintenant, ensemble il faut se battre pour que Colombes ait plus de policiers que La Garenne compte tenu du nombre d'habitants.
La Police Municipale est un vieux débat, plus de police nationale est un vrai combat. Le Modem gagnerait à s'associer dans cette lutte pour l'égalité devant la protection face à l'insécurité. Mais Denis Butaye ne fait pas parti du Modem, il en est apparenté?
Ne pouvant pas poster de réponse au dernier commentaire sur le blog des Jeunes UMP, censure ou problème technique ? J'exerce mon droit de réponse et ma liberté de parole sur mon blog. Il faudra un jour en finir avec ce manichéisme politique. Je le redis encore une fois le manichéisme est une croyance religieuse fondement du zoroastrisme, une religion antique venue de Perse à la gloire du Dieu Mazda( pas la voiture ou les piles J)
http://jeunesumpcolombes.over-blog.com/article-31809007-6.html#anchorComment
Rachid,
Ce n'est pas dans mes habitudes d'être grossier, en aucun cas je me permettrais d'insulter une personne. Désolé, mais tu fais fausse route, il n'y avait pas de jeu de mots mais une volonté d'être subtile: entre être le fils du Président et le fils d'un Prince-Président. Bien qu'il ait été élu démocratiquement à la manière d'une élection en "république bananière" (c'est une expression, ne le prends pas au premier degré), son élection en tant que Président du groupe UMP au conseil Général a 22 ans a de quoi laisser perplexe. Je m'interroge comme les gens qui ont encore la faculté et le droit de penser (désolé, j'en fais partie).
Giscard a un fils qui fait de la politique mais il a fait des études brillantes (polytechnique) et n'a pas obtenu son mandat de député pendant que son père était en exercice. Mitterrand n'a pas imposé sa jeune et brillante fille Mazzarine en tant que successeur, on lui connaît aucun mandat et enfin Chirac, sa fille Claude est devenue une conseillère en communication, rien de choquant.
Tu m'accuses de vouloir séduire Philippe Sarre et Marie-Lise n'hésite pas à me coller avec Jean-Marie...... Cela prouve la démesure et la manque de réflexion de la part des gens de droite. Je fais des critiques contre la gauche, vous vous réjouissez, je dis ce que je pense de la droite et me voilà victime d'ostracisme.
Tu as critiqué le maire à cause des faits divers (paru dans le Parisien) en comparant Colombes à une ville à feu et à sang. Le trafique de drogue est une réalité mais je n'ai jamais dit que tous les jeunes trempaient dedans. Une fois de plus, tu me fais dire des choses que je n'ai pas dites, et je le vis comme une tactique pour me discréditer et éviter de répondre aux vrais problèmes:
1. Quelles qualités faut-il pour devenir à 22 ans le président d'un groupe politique majoritaire dans un département dont les richesses sont égales au PNB de la Grèce? Comme le dit si justement un commentateur, comment un jeune qui n'a pas fini ses études peut-il nous conseiller du haut de ses 22 ans.
2. La minorité des jeunes qui vivent du trafique de drogue n'empoisonnent-ils pas la vie dans ces cités?
3. Le trafique de drogue ne déroute-t-il pas des jeunes du droit chemin en leur proposant de l'argent facile?
4. Colombes n'est-il pas la plaque tournante d'un trafique de drogue dans l'ouest parisien? N'est-ce pas un problème qui relevait de l'action d'un certain ministre de l'intérieur entre 2002 et 2007?
4. Je ne remets pas en cause la place de Rainfray, je demande combien de postes proposera-t-il pour ces jeunes avec son entreprise?
Enfin, Rama, je repose la question à quoi peut-elle servir en matière d'emploi? Elle n'a pas en charge ces dossiers au gouvernement.
J'ajoute enfin que je ne fais pas de la politique, je participe au débat. Je n'attends rien des autres. Je le répète, si j'avais voulu participer à l'équipe de Philippe Sarre, j'aurai pu le faire avec l'étiquette MRC. Je défends mes idées et c'est ce qui gêne à gauche et à droite. Je laisse des commentaires partout et je n'ai jamais été traité ainsi par Alexis Bachelay, par Chantal Barthélémy-Ruiz ou par le Modem. A propos de l'Education Nationale, je suis fier d'être un agent qui oeuvre pour le bien commun, je regrette simplement parfois les choix pédagogique à mettre en place mais cela est un autre débat.
Je prépare ma réponse à propos des jeunes et l'emploi mais il faudra la lire sur mon blog. Je veux bien débattre mais ne pas tomber dans des querelles de personnes qui n'ont pas d'arguments à apporter.
Mon chien, comme la plupart des chiens n'aiment pas les chats. Il évite pourtant de leur aboyer dessus car il y passerait tout son temps. Mais depuis quelques temps, je le sens étrange. Il déchire le journal « Mosaïque » avant même que je puisse le lire.
Je suis obligé de piquer celui du voisin et d'aller le lire en cachette dans le garage. Je lui ai demandé des explications mais il a refusé de m'en donner avant d'avoir lu les lignes d'un certain chat sous la rubrique « Humeur de chat ».
Je ne m'étais aperçu de rien car il est vrai que je ne lis pas les premières pages : l'édito du maire, la B.D à l'humour bourgeois bohème (elle a été heureusement supprimée dans le dernier numéro, merci Philippe de nous épargner cet humour décalé par rapport aux souffrances des colombiens), la pub, le courrier des lecteurs auquel on ne sait pas qui répond (des élus, des journalistes, des donneurs de leçons façon manipulation d'opinion) et le fameux et polémique « humeur de chat ».
J'ai donc pris la peine de faire ce que mon chien me commandait, et ça n'a pas été une mince affaire, obéir à son chien.
Nous avons discuté et je lui ai balancé sans réfléchir qu'il était jaloux car c'est un chat qui est la vedette du journal. Il m'a répondu que j'avais encore lu en diagonal histoire de lui faire plaisir. Alors, il a fait preuve d'une pédagogie incroyable. Il m'a demandé de mieux lire comment était présenté la chronique : «critique, satirique et humoristique»
On imagine alors lire des lignes de critiques concernant la politique de la majorité actuelle sous un ton humoristique et satirique. Or, comme mon chien me l'a fait remarquer à propos du « Mosaïque » n°7, on compare les colombiens à des chats, impatients et incultes. On ridiculise le sentiment d'insatisfaction à l'égard des résultats de la politique de la nouvelle mairie sous une formule philosophique à propos du temps et de l'action. Mon chien est terre à terre, la truffe toujours collée au sol, il trouve cette humeur de chat déplacée pour justifier le peu de réalisations en un an. Il a même le sentiment que nos élus sont un peu trop haut perché avec ce chat. Plutôt que de vouloir prendre la hauteur du chat perché dans les branches d'un arbre, notre équipe municipale gagnerait à garder les pieds sur terre pour renifler les « emmerdes » que vivent quotidiennement les colombiens en cherchant des solutions pour y remédier.
Autre argument tiré par les poils de chat, ce félin nous renvoie à l'éternelle question de celui qui n'assume pas : « est-ce que c'était mieux avant ? ».
J'oubliais, mon chien est normand, c'est sans doute pour cela qu'il répond « P'tète bein qu'oui, p'tète bein qu'non , ça dépend de l'endroit où qu'on s'place ».
Plus sérieusement, cette chronique moralisatrice à outrance a eu l'accord de notre Maire puisqu'il est le «Directeur de la publication». Pas une ligne ne paraît sans sa bénédiction. Je m'inquiète de la manière dont il conçoit la critique et l'autocritique en particulier. La politique du «miroir» que l'on retrouve dans les cours de récréation et qui consiste à renvoyer le problème à l'autre en l'accusant de n'avoir rien compris est signe d'une conception élitiste et éloignée de l'exercice du pouvoir.
Après nous avoir débarrassé de cette B.D à l'humour BOBO du journal « Mosaïque », j'ai espoir que notre Maire nous épargnera à l'avenir ce genre de manipulation moralisatrice. Laissons la critique s'exercer en dehors du journal de la ville, sur les blogs il y a de quoi lire. On ne peut pas exposer sa politique, proposer une critique satirique par des personnes impliquées dans l'action de la majorité municipale.
Je rassure les colombiens, cette question a déjà été posée en 2002 et la ville est actuellement dans une situation financière « enviable » grâce à la lucidité dont Mme Gouéta a fait preuve à cette époque. Pourtant, la gauche a instrumentalisé cette hausse de 30% pendant 6 ans. La politique fiscale à Colombes ? C'est 2% de baisse, une promesse de campagne. La majorité actuelle ne pouvait pas faire autrement après avoir tant décrié cette hausse.
Cette question a été posée par le maire P.S. d'Argenteuil, Philippe Doucet. Il a en effet décidé une hausse de 13,9% en 2009 et 9% en 2010. On s'attend au même régime jusqu'en 2014. On peut donc s'interroger sur les motivations qui vont le mettre en difficulté vis-à-vis de son électorat qui ne comprend pas. Son prédécesseur, Monsieur Motrhon, ancien maire UMP avait tenté une hausse avant d'y renoncer par la suite afin de ne pas subir les attaques de l'opposition. Il faut croire qu'il a eu tort puisqu'en plus de « plomber » la ville il a perdu la mairie. Madame Gouéta a perdu la ville mais elle aura au moins rendu un grand service aux colombiens en procédant à l'assainissement de nos comptes publics. La situation financière de la ville d'Argenteuil n'a pas été corrigée pendant 7 ans, Philippe Doucet découvre même des « cadavres dans les placards », il s'agit d'emprunts toxiques. L'ancien maire d'Argenteuil lui a laissé une situation qui correspond à celle que les communistes avaient laissée après leur passage aux affaires en 2001.
N'était-ce pas la même situation que les communistes de Colombes avaient laissée en 2001 ?
Pour s'en convaincre, je vous invite à lire sur les liens ci-dessous, cela vous donnera une impression de déjà vu.
Les arguments qu'on a déjà entendus.
Les arguments que la gauche colombienne n'a pas retenus.
A Colombes les choix sont conforment au programme électoral. La baisse de 2% est une bonne nouvelle pour le porte-monnaie des colombiens surtout les plus « riches ». Et ce sont les communistes qui défendent cela au nom du pouvoir d'achat. Cela me rappelle un certain discours d'un certain président de la République, c'est étonnant n'est-ce pas ?
Alors que chacun sait que les plus fragiles d'entre nous sont de toute façon exonérés de cette taxe, pour eux les 30% de hausse de madame Gouéta n'avait pas eu d'effet.
Je tiens à rendre hommage « funèbre » à Philippe Doucet, il fait face à une situation difficile tout en prenant ses responsabilités quitte à contrarier ses électeurs car en 2014 ils s'en souviendront. En même temps, je souhaite rétablir quelques vérités sur la manière dont la gauche colombienne a traité l'ancienne municipalité opérant cette hausse de 30%. Il y avait beaucoup à redire de la gestion de l'équipe UMP, et cela aurait suffit pour gagner les élections. Je n'ai pas entendu de manière suffisamment audible que la gauche s'était trompée en agitant le pantin 30% de hausse. Je tiens donc à alerter l'opinion publique sur la présentation des faits et du sens qu'on peut leur donner. La maîtrise de l'opinion publique est une bataille où les victimes sont les citoyens qui se sentent trahis et abusés par une classe politique en qui ils avaient confiance. L'abstention de la dernière cantonale est un signe du décalage entre le moment où certains avaient pignon sur rue et le moment où l'opinion lui échappe. Ce décalage tient au fait qu'une bataille gagnée ne préjuge pas d'une victoire future.
ahmedberibeche@yahoo.fr
Pour ceux qui n'osent pas laisser des commentaires lisibles par tous, vos remarques, vos infos et vos suggestions auront toute mon attention.
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