Vendredi 27 juin 2008

Petite précision à ce chapeau qui couvre uniquement les locataires du parc immobilier dont la ville a la charge : l’OPAC, c’est environ 9000 logements.

Alors le compte n’y est pas. Si cette décision est le fait d’une volonté expresse des communistes, soucieux de répondre aux difficultés financières des familles modestes, le pouvoir d’achat étant en berne, cette mesure met de côté toutes les familles qui louent dans le parc de logements privés. Les propriétaires ne manqueront pas de répercuter la hausse annuelle des loyers sur les échéanciers de juillet. La ville n’a pas de prise pour contraindre les propriétaires à faire un geste en direction des familles occupant  ce type de logement, mais elle crée des inégalités de traitement entre les colombiens. Quand on a la chance d’avoir un logement social, on a le droit à un coup de pouce de la ville (350 000 €). Par contre, lorsqu’on a la malchance d’avoir été contraint de se loger dans le privé, on paie plus cher et on n’est pas aidé, c’est une double peine.

Je ne pense pas que cette décision généreuse soit mauvaise en soit, mon père en bénéficiera, et c’est tant mieux car sa retraite ne pèse pas lourd. Colombes est fait de telle sorte que les logements concernés se trouvent principalement situés dans les cantons nord, il m’est donc difficile de ne pas y voir un aspect « clientéliste Â». Mr Sarre me répondra qu’il n’est pas responsable de la configuration et de la répartition des logements dans la ville car les immeubles existent depuis les années 60-70, mais il a bénéficié de cet état de fait que Mr Frelaut a mis en place à l’époque.

J’attends donc de notre nouveau maire une rupture avec ces pratiques passées de cette gauche qu’il veut remplacer et rénover.

C’est bien de se préoccuper des plus démunis mais la classe moyenne a deux issues pour réagir à cette mesure.

Elle peut avoir l’impression d’être incomprise, d’être abandonnée et que la gauche l’utilise comme « vache à lait Â». Dans ce cas, elle se tourne vers la droite qui prône un discours rigide contre les mécanismes d’aides sociales, contre les « profiteurs Â» du système pour monter une catégorie de français contre une autre.

L’autre manière de prendre les choses pour la classe moyenne, ce serait d’avoir l’impression que la gauche tendance social-démocratie ne prend pas assez en compte leurs difficultés. Elle se tournerait donc vers l’extrême gauche. Besancenot a beaucoup de succès auprès de ceux-là.

Dans les deux cas, ce sont le P.S et le P.C.F qui perdent des électeurs alors qu’ils devraient sociologiquement leur revenir. A Colombes, ces mécanismes s’appliquent et s’appliqueront car il n’y a pas d’exception qui confirme la règle.

 

Par Beribeche Ahmed - Publié dans : logement
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Commentaires

Ahmed, Il faut être réaliste, quand on dit que la guauche fait du social, ce n'est pas M. Sarre qui paye de sa poche, mais les colombiens. Dans ce systeme, c'est la petite classe moyenne que l'on tue. Aujourd'hui tirée vers le bas,elle tend à disparaître. A mon avis, le dire ce n'est pas monter les uns contre les autres mais tout simplement dénoncer une politique qui laisse de côté un grand nombre de citoyens. Beaucoup de couples avec 1 ou 2 enfants,qui travaillent ne peuvent plus se loger où s'ils le font, ils ne prennent plus de vacances. Trouvez-vous celà normal ? On a plus qu'un seul droit, celui de payer.
Commentaire n° 1 posté par djami le 28/06/2008 à 21h57
Merci pour votre réponse.
Commentaire n° 2 posté par DJAMI le 30/06/2008 à 13h19

La justice sociale, c'est de se préoccuper des plus pauvres en laissant les classes moyennes se paupériser. L'équité, c'est de prendre en compte la place de chacun dans la société. Le P.S à Colombes arrivera-t-il à s'affranchir des impératifs communistes dont la vision de la société est liée au monde ouvrier. Le P.S était sensé avoir une vision plus globale et réaliste. Sur les loyers, les communistes ont défendu un sujet qui lui appartient de défendre, je ne peux donc pas lui reprocher d'être en cohérence avec ces combats pour les plus démunis. Mais qui est sensé défendre la classe moyenne? La refonte du quotient familial est l'occasion donnée à Mr Sarre d'exercer ses talents de social démocrate, de prise en compte des réalités et d'application d'une politique sociale équilibrée. Mais l'équilibre est précaire en politique, je ne manquerais pas de lui dire ce que je pense de ces choix en la matière. A qui donc profiteront ces changements de quotient familial? A tous, aux plus démunis, à la classe moyenne? En fonction de l'orientation choisie, les colombiens pourront définir si ils font partie des préoccupations du nouveau maire. Affaire à suivre.....

Réponse de Beribeche Ahmed le 30/06/2008 à 19h49
De plus en plus de personnes appartenant aux classes moyennes constatent la très forte régression de leur pouvoir d'achat pour ne pas parler de leur paupérisation progressive pure et simple. Ils - et je pense en particulier aux familles - ont le sentiment de n'avoir le droit que de payer, de payer et d'encore payer sans pour autant pouvoir espérer bénéficier d'une répartition plus équilibrée des mesures de solidarité qui sont constitutives de notre modèle social. Les enfants de certains peuvent ainsi partir au ski à un tarif solidaire ? Fort bien. Je suis sincèrement content d'avoir participé à ce qui permettra à ces enfants de familles modestes de profiter du bon air de la montagne, mais sans pour autant être en mesure financièrement d'y envoyer mes propres enfants. C'est là que le bât blesse. J'espère juste que la transformation des quotients familiaux tiendra compte de la situation des classes moyennes également.
Commentaire n° 3 posté par Charles Ham le 02/07/2008 à 13h01
charles (si je peux me permettre de vous appeler ainsi), vous avez tout compris. Et en ce qui nous concerne la déception est très grande.
Commentaire n° 4 posté par agnès.j@orange.net le 02/07/2008 à 22h41
Charles, L'équilibre est la maître-mot de mon combat. Pour éviter les fractures entre les colombiens, Mr Sarre doit faire en sorte que chacun y gagne, c'est cela une politique équilibrée. Mais la politique du juste milieu est l'affaire du Modem. Mr Sarre ne peut donc pas sortir avec la casqette rouge un soir, la rose le lendemain et la verte soir suivant. Il n'est pas équipé politiquement et idéologiquement.Les classes moyennes ont tout intérêt à ne pas se positionner politiquement. Laissons la droite et la gauche faire leurs propositions . L'idée du centre est une affaire de compromis,on ne gagne pas radicalement mais on ne repart jamais perdant. C'est pourquoi je pense( mais je peux me tromper)que le Modem a une possibilité pour séduire les laisser pour compte de la politique. Mais saura-t-il éxploiter ce filon? L'avenir nous le dira. Ce qui est certain, et à Colombes en particulier, les changements concernant le quotient seront vécus avec force et marqueront la mandature. Mme Gouéta avait marqué sa mandature avec sa hausse de 30% des impôts locaux, un boulet qui l'a empoisoné pendant 6 ans. Il en sera de même pour Mr Sarre, quelle empreinte va-t-il laisser?
Commentaire n° 5 posté par Ahmed Beribeche le 02/07/2008 à 23h36

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