Vendredi 22 mai 2009

Mon chien, comme la plupart des chiens n'aiment pas les chats. Il évite pourtant de leur aboyer dessus car il y passerait tout son temps. Mais depuis quelques temps, je le sens étrange. Il déchire le journal « Mosaïque » avant même que je puisse le lire.

Je suis obligé de piquer celui du voisin et d'aller le lire en cachette dans le garage. Je lui ai demandé des explications mais il a refusé de m'en donner avant d'avoir lu les lignes d'un certain chat sous la rubrique « Humeur de chat ».

Je ne m'étais aperçu de rien car il est vrai que je ne lis pas les premières pages : l'édito du maire, la B.D à l'humour bourgeois bohème (elle a été heureusement supprimée dans le dernier numéro, merci Philippe de nous épargner cet humour décalé par rapport aux souffrances des colombiens), la pub, le courrier des lecteurs auquel on ne sait pas qui répond (des élus, des journalistes, des donneurs de leçons façon manipulation d'opinion) et le fameux et polémique « humeur de chat ».

J'ai donc pris la peine de faire ce que mon chien me commandait, et ça n'a pas été une mince affaire, obéir à son chien.

Nous avons discuté et je lui ai balancé sans réfléchir qu'il était jaloux car c'est un chat qui est la vedette du journal. Il m'a répondu que j'avais encore lu en diagonal histoire de lui faire plaisir. Alors, il a fait preuve d'une pédagogie incroyable. Il m'a demandé de mieux lire comment était présenté la chronique : «critique, satirique et humoristique»

On imagine alors lire des lignes de critiques concernant la politique de la majorité actuelle sous un ton humoristique et satirique. Or, comme mon chien me l'a fait remarquer à propos du « Mosaïque » n°7, on compare les colombiens à des chats, impatients et  incultes. On ridiculise le sentiment  d'insatisfaction à l'égard des résultats de  la politique de la nouvelle mairie sous une formule philosophique à propos du temps et de l'action. Mon chien est terre à terre, la truffe toujours collée au sol, il trouve cette humeur de chat déplacée pour justifier le peu de réalisations en un an. Il a même le sentiment que nos élus sont un peu trop haut perché avec ce chat. Plutôt que de vouloir prendre  la hauteur du chat perché dans les branches d'un arbre, notre équipe municipale gagnerait à garder les pieds sur terre pour renifler les « emmerdes » que vivent quotidiennement les colombiens en cherchant des solutions pour y remédier.

Autre argument tiré par les poils de chat, ce félin nous renvoie à l'éternelle question de celui qui n'assume pas : « est-ce que c'était mieux avant ? ».

J'oubliais, mon chien est normand, c'est sans doute pour cela qu'il répond « P'tète bein qu'oui, p'tète bein qu'non , ça dépend de l'endroit où qu'on s'place ».

 

Plus sérieusement, cette chronique moralisatrice à outrance a eu l'accord de notre Maire puisqu'il est le «Directeur de la publication». Pas une ligne ne paraît sans sa bénédiction. Je m'inquiète de la manière dont il conçoit la critique et l'autocritique en particulier. La politique du «miroir» que l'on retrouve dans les cours de récréation et qui consiste à renvoyer le problème à l'autre en l'accusant de n'avoir rien compris est signe d'une conception élitiste et éloignée de l'exercice du pouvoir.

Après nous avoir débarrassé de cette B.D à l'humour BOBO du journal « Mosaïque », j'ai espoir que notre Maire nous épargnera à l'avenir ce genre de manipulation moralisatrice. Laissons la critique s'exercer en dehors du journal de la ville, sur les blogs il y a de quoi lire. On ne peut pas exposer sa politique, proposer une critique satirique par des personnes impliquées dans l'action de la majorité municipale.  


Par Beribeche Ahmed - Publié dans : communication
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Jeudi 16 octobre 2008

Bravo à Mr Sarre qui assume sa place d'homme de terrain à l'écoute des habitants. J'avais eu l'occasion de le voir en visite de quartier aux Grèves. L'exercice est difficile et risqué car la population attend beaucoup de lui. Le Maire ne connaît pas les sujets que les habitants vont aborder et pourtant on attend de lui qu'il sache tout.  Mais c'est avec un sens du contact sans égal qu'il répond aux sollicitations des habitants. Les sujets sont variés et parfois épineux. Pourtant, avec un sourire franc et honnête, il est à l'écoute de son interlocuteur pour ensuite tenter de lui apporter une réponse, le cas échéant. Je l'ai écouté, et je dois dire qu'à aucun moment il n'a fait preuve de démagogie. Il avoue ses réserves, ses lacunes sur certains faits relatés. Mais il prend toujours le temps de noter lui-même ou d'indiquer à sa « secrétaire » de se renseigner pour agir.

L'idée d'une visite du maire dans les quartiers est une très bonne chose. Le journal de la ville avertit à l'avance, c'est ainsi que j'ai eu l'info, du lieu et de l'horaire. Les gens abordent de vive voix leurs tracas du moment. Ce fût pour moi l'occasion d'exposer et de remettre une lettre car les services à la mairie tardaient un peu à me donner une réponse.

Même Mr Frelaut ne s'était pas impliqué de cette manière là, je n'évoquerais pas la calamiteuse relation que Mme Gouéta entretenait avec la population, elle ne sortait pas sans la Police municipale.

Une question se pose tout de même à propos de ces visites, question qui ne remet pas en cause ce nouveau mode de gouvernance, la démocratie locale retrouve une vie dans ces moments-là : Les conseils de quartiers sont censés faire remonter et apporter des solutions, les visites du maire ne risquent-elles pas de parasiter la légitimité des conseils ?

Par Beribeche Ahmed - Publié dans : communication
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Mardi 7 octobre 2008

Tout d'abord, je veux souhaite la bienvenue à ce nouveau journal d'information .Cela étant dit, je dois d'embler dire que je regrette la débauche de communication (et d'argent) pour lancer ce nouveau journal pour les colombiens. Je ne critique pas le fait de vouloir marquer le changement politique au sein de la  municipalité par le biais d'une propagande papier d'un nouveau genre. Cela est tout à fait légitime. C'est plus l'usage de la com', communication dont Philippe critiquait les abus du temps de Mme Gouéta. Combien cette campagne aux allures de Motus a-t-elle coûté aux contribuables ?

Là, il y aurait de quoi communiquer. J'attends une réponse sur ma boîte email.

Commençons par les aspects positifs :

-L'écologie est au centre des préoccupations dans ce journal (papier recyclable).

-Bravo pour le courrier des lecteurs (marque d'ouverture et de respect de la parole du colombien). Cependant, nous avons le nom des habitants qui écrivent mais rien à propos de celui qui répond. Etrange anonymat qui laisse planer un doute sur le degré d'implication des responsables à la mairie (un élu, le maire, un membre du cabinet du maire, un pigiste collaborateur, un adhérent du P.S, le voisin de ma cousine,.....la liste serait trop longue). 

-Le sommaire permet une lecture plus facile du journal.

- Les rubriques : le dossier, le portrait et le zoom.

-Les pages spectacles informent clairement de l'activité culturelle dans la ville.

-La page rétro-colombes, connaître le passé de sa ville est une bonne chose (Denis Butaye sera friand de ces pages, dommage qu'il n'ait pas eu l'initiative de celles-ci à l'époque où il avait les clés du musée et de la mairie).

 

J'ai malheureusement aussi des critiques à faire :

-Le titre, non tout mais pas « Mosaïque ». Mon avis ne changera rien, ce titre on l'aura pendant 6 ans minimum. Philippe a été conseillé par de bons stratèges de la communication des années 80. Tout le monde se souvient de l'émission sur FR3 le dimanche matin « Mozaïque », une émission qui faisait la lumière sur la vie dans un quartier. Je comprends que ce nom plaise au plus grand nombre car on y attache une vision artistique de la cité. Mais Colombes n'est pas une œuvre plastique où se mêlent les Blacks, Blancs, Beurs. C'est une ville qui souffre de ses  fractures sociales et géographiques, héritages des politiques de gauche et de droite. Une mosaïque est une image figée par nature, or Colombes a besoin de mouvement, de rassemblement, de réduction des fractures qui font qu'on caricature à peine en disant que le sud est le quartier des « riches » et le nord celui des « pauvres ». Philippe, j'aurais préféré comme nom quelque chose qui sonne l'espoir du genre : Le Progrès, Dix quartiers Une ville, Pour Colombes, Colombes Unis,   Avec les Colombiens, Un mois à Colombes,....

Au lieu de cela, on a cherché à jouer avec le sentiment que le nom du journal était le choix des colombiens.

-La pub, trop de pubs, un journal sans pub, c'est possible comme à Epinay/Seine (même si le maire est Nouveau centre). Je sais qu'il faut faire marcher le commerce local et financer le journal.

-La BD et l'autodérision n'empêcheront pas que s'expriment des critiques à l'encontre des politiques de l'équipe municipale.  Pire, l'humour de la première BD étant  difficile à cerner, il va falloir poursuivre en recherchant un niveau plus accessible aux yeux des colombiens. On attend la suite sans comprendre pourquoi cela a commencé. C'est dire que les créateurs de celle-ci ont du pain sur la planche pour conquérir un public dubitatif. Sur ce coup-là, Philippe, on t'a une nouvelle fois mal conseillé ( et les conseilleurs ne sont pas les payeurs).

 Mon bilan est plutôt positif, preuve que je ne critique pas pour le principe.

Toutefois, je dois regretter, et cela n'a rien à voir avec le nouveau journal, les pages de propagandes à propos du quotient familial. On a le sentiment que la P.S court après le PCF, au jeu de celui qui est le plus gentil avec les colombiens modestes. Le PCF défend le logement face à un PS qui se bat pour annoncer à renfort de pourcentages ridicules ( 15%,10%,0%) qu'il participe à la lutte pour le pouvoir d'achat. Mais ce qui me révolte c'est le fait d'avoir renoncé à consentir une baisse pour les quotients 7 et 8 comme si il fallait se montrer plus à gauche que la famille des sociaux démocrates dont est issu notre maire. Le partage doit aller à tous les colombiens et Philippe doit être le Maire de tous les colombiens. A travers ce choix marxiste et sectaire, je crains une dérive des politiques qui seront menées. Oui Colombes se gagne à gauche mais on peut tout de même défendre des idées nouvelles, celles qui disent que les riches ne sont pas forcément des « méchants », parfois leur richesse est le fruit de leur labeur. Là , les quotient 7 et 8 sont les laisser pour compte du changement, 1% de baisse symbolique et je me serais dit qu'il prend en compte tous les colombiens sans en oublier aucun. Mais non, un riche, ça paie ou ça quitte Colombes ? C'est cela le sens du mot solidarité claironné pendant les municipales 2008.

Ce journal est nouveau et pour 6ans nous aurons l'occasion de le voir évoluer. La politique municipale de Mr Sarre ne peut qu'évoluer, mais dans quel sens ?  Cela dépend de sa volonté à vouloir poursuivre ou non l'expérience de premier magistrat de la commune. Tenant compte des  leçons de Mme Gouéta, il sait que les électeurs sont ingrats et versatiles.

Par Beribeche Ahmed - Publié dans : communication
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Lundi 6 octobre 2008

Fabrice Guillet lance une polémique sur son blog, à propos des associations qui ont vu leur représentant obtenir une place dans les futurs conseils de quartier.

Je suis du même quartier que Fabrice (espace perçu, espace vécu, les « découpeurs » n'ont semble-t-il pas fait de géo urbaine dans leur cursus...mais le découpage n'est ici pas la question....).

Il n'a pas été tiré au sort, comme beaucoup, pour être représentant titulaire. Je le regrette pour lui et pour tous ceux qui ont pris la peine de venir ce soir-là. Mais l'amertume est une humeur qu'il faut modérer.

En tant que président d'association, je serai pour ma part au conseil de quartier et je me sens personnellement visé par ses insinuations à savoir que mon association ne représente rien ni personne, pire que je l'aurai créée dans l'unique but d'être « admis d'office » au conseil de quartier en « contournant les règles ».

Je passe sur le fait qu'avant de lancer de telles accusations sur son blog, Fabrice aurait pu m'en parler directement quand on s'est rencontré à la fin de la réunion pour en savoir plus sur mon association et mieux me juger. Il ne l'a pas fait ce soir là de vive voix et, en lisant son blog, je comprends que la pilule est mal passée. Il laisse donc entendre que certaines associations ne sont pas représentatives (mais sans citer de nom) visant d'anciens candidats de la liste UMP et c'est là que je me sens visé, accusé de « contourner les mailles du filet ».

           

Une petite mise au point s'impose concernant l'association :

  • - L'association Jour de Crèche concerne les parents dont les enfants fréquentent une crèche municipale dans notre ville ainsi que ceux qui font une demande de place en crèche. Je n'ai donc pas vraiment l'impression de ne représenter rien ni personne compte tenu de la démographie du quartier. En tant que parents, nous souhaitons être davantage associés à la vie de la crèche (et oui ce n'est pas vraiment le cas). Nous demandons également davantage de transparence sur l'attribution des places et voulons œuvrer pour en augmenter le nombre.
  • - J'ai créé cette association en mai dernier soutenu par plusieurs parents de la crèche de mes filles et amis qui n'ont pas eu de place. J'ai averti plusieurs élus de cette initiative dont Monsieur le Maire à l'occasion d'une visite de quartier aux Grèves, Mesdames Bouchouicha et Choquet au chalet du marché Aragon, Madame Barthélémy-Diaz lors de la réunion de préparation au forum associations au Tapis Rouge. et j'ai reçu un écho favorable. J'attends cependant depuis plusieurs semaines un rendez-vous avec l'adjointe à la Petite Enfance...Il me semble en effet important d'associer dès le début la Ville à nos réflexions. Mais pour le moment pas encore de réponse de sa part alors que l'année «scolaire» est bien entamée...

 

En ce qui concerne ma participation au conseil de quartier :

  • - Je n'ai été candidat sur la liste de Mme Gouéta qu'au premier tour. Je ne m'en cache pas, j'assume et j'ai déjà eu l'occasion de commenter cette expérience. Ceux qui me connaissent, qui me lisent ou qui ont pris la peine d'échanger avec moi savent que je ne suis pas dans l'opposition systématique à Monsieur Sarre et à son équipe et que je ne «roule» pour personne. Je ne suis comme beaucoup qu'attentif à l'évolution de ma ville natale.
  • - Pour le conseil de quartier, je m'étais au départ inscrit en tant que «pauvre citoyen normal» et c'est à la mairie qu'on m'a conseillé de le faire en tant que représentant associatif (peut-être parce qu'ils estiment que notre action est légitime et intéressante?). Donc pas de volonté de contourner les règles, ni de stratégie d'ensemble me concernant.
  • - Les représentants associatifs ne sont pas admis d'office mais devaient être tirés au sort si le nombre de candidats avaient été supérieurs au nombre de places. Le fait est qu'il y avait moins de candidats que de places...je n'y suis pour rien.
  • - Pourquoi pas de tirage au sort et de places réservés pour les bloggueurs colombiens? mais on m'aurait peut-être accusé de la même façon.
  • - Je suis perplexe sur certains commentaires chez Fabrice. On propose maintenant de modifier les règles. Tirage au sort mais à condition que les tirés au sort conviennent??? Je fais confiance à notre élu Monsieur Boualoufa pour insuffler un vrai dialogue démocratique au sein du conseil de quartier.

 

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Vendredi 11 juillet 2008
Je suis en vacances jusqu'à la fin août. C'est le seul avantage d'être prof.Mais petite précision pour ceux qui auront la mauvaise idée de dire que les enseignants ont trop de vacances: en tant que fonctionnaire, nous avons 5 semaines de congés payés. Les autres temps de repos ne nous sont pas payés. Nous avons un salaire annuel calculé sur les périodes travaillées effectivement mais  réparti sur 12 mois. Pour résumer je suis en vacances payées début juillet jusqu'à la première semaine d'août . J'éspère avoir fait tomber une fausse vérité sur les profs payés à rien faire. La vérité est qu'on n'est pas payé au delà de la 5ème semaine de congés payés. On a du temps mais pas l'argent pour en profiter. Après 5 ans d'étude et 10 ans d'ancienneté, je suis payé 1700€ net. On va pas loin avec ce genre de salaire.Je pars dans le Limousin.
A bientôt.

P.S: Je suspens la reception des commentaires le temps de mes vacances. Il ne s'agit pas de censure.
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Mardi 22 avril 2008

La couleur du bandeau du journal d’information « Colombes notre ville » est désormais rouge. S’agit-il d’un changement lié au contexte spécial « élection » ou bien d’une volonté politique  « de gauche » qui veut se traduire par des détails aussi subtils que la couleur? Il est vrai que du temps de Mme Gouéta, ce même bandeau était « bleu ».

J’avoue que j’aurais préféré que le journal change radicalement de format afin que chacun puisse vivre, radicalement, le changement de municipalité. Depuis le 16 mars, je n’ai pas l’impression que la nouvelle équipe ait encore pris ses fonctions. Je note comme changement, cette histoire de couleur.

Pourtant, beaucoup attendent de Mr Sarre. L’été approche à grand pas et la population ne souhaite pas vivre de nouvelles déceptions, Mr Sarkozy a mis moins d’un an pour décevoir ses électeurs.

Par Beribeche Ahmed - Publié dans : communication
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