Petite précision à ce chapeau qui couvre uniquement les locataires du parc immobilier dont la ville a la charge : l’OPAC, c’est environ 9000 logements.
Alors le compte n’y est pas. Si cette décision est le fait d’une volonté expresse des communistes, soucieux de répondre aux difficultés financières des familles modestes, le pouvoir d’achat étant en berne, cette mesure met de côté toutes les familles qui louent dans le parc de logements privés. Les propriétaires ne manqueront pas de répercuter la hausse annuelle des loyers sur les échéanciers de juillet. La ville n’a pas de prise pour contraindre les propriétaires à faire un geste en direction des familles occupant ce type de logement, mais elle crée des inégalités de traitement entre les colombiens. Quand on a la chance d’avoir un logement social, on a le droit à un coup de pouce de la ville (350 000 €). Par contre, lorsqu’on a la malchance d’avoir été contraint de se loger dans le privé, on paie plus cher et on n’est pas aidé, c’est une double peine.
Je ne pense pas que cette décision généreuse soit mauvaise en soit, mon père en bénéficiera, et c’est tant mieux car sa retraite ne pèse pas lourd. Colombes est fait de telle sorte que les logements concernés se trouvent principalement situés dans les cantons nord, il m’est donc difficile de ne pas y voir un aspect « clientéliste ». Mr Sarre me répondra qu’il n’est pas responsable de la configuration et de la répartition des logements dans la ville car les immeubles existent depuis les années 60-70, mais il a bénéficié de cet état de fait que Mr Frelaut a mis en place à l’époque.
J’attends donc de notre nouveau maire une rupture avec ces pratiques passées de cette gauche qu’il veut remplacer et rénover.
C’est bien de se préoccuper des plus démunis mais la classe moyenne a deux issues pour réagir à cette mesure.
Elle peut avoir l’impression d’être incomprise, d’être abandonnée et que la gauche l’utilise comme « vache à lait ». Dans ce cas, elle se tourne vers la droite qui prône un discours rigide contre les mécanismes d’aides sociales, contre les « profiteurs » du système pour monter une catégorie de français contre une autre.
L’autre manière de prendre les choses pour la classe moyenne, ce serait d’avoir l’impression que la gauche tendance social-démocratie ne prend pas assez en compte leurs difficultés. Elle se tournerait donc vers l’extrême gauche. Besancenot a beaucoup de succès auprès de ceux-là.
Dans les deux cas, ce sont le P.S et le P.C.F qui perdent des électeurs alors qu’ils devraient sociologiquement leur revenir. A Colombes, ces mécanismes s’appliquent et s’appliqueront car il n’y a pas d’exception qui confirme la règle.
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